Texte donné par l’abbé Jestin sur la feuille de messe du 7 février :
L‘Évangile mentionne, à trois reprises en quelques versets, que la démarche de la Vierge Marie et de saint Joseph présentant leur enfant premier-né, est faite selon la Loi. Plus fondamentalement et souverainement, la démarche du Seigneur Jésus, de sa Mère et de saint Joseph, est obéissance et accomplissement de la volonté du Père.
Célébration de la purification de celle qui vient d’être mère ? Rachat du fils premier-né, selon la Loi ? En fait, affirme l’Évangile, l’Enfant est présenté pour qu’il soit appelé « Saint du Seigneur », pour qu’il soit reconnu et acclamé: Siméon le fera. Tout est lumière en Celui qui s’avance. Il est la Lumière.
L’offrande de l’Enfant et de sa mère ? Saint Luc passe sous silence que leur offrande est celle des pauvres: s’il n’est pas possible d’offrir un agneau et une tourterelle ou une colombe, alors ce seront deux tourterelles ou deux colombes. Selon la Loi, une offrande par défaut; pour l’évangéliste, l’offrande par excellence, la « norme » de toute offrande faite dans la foi. L’offrande de soi, Jésus, « le Fils unique plein de grâce et de vérité » (Jn 1,14), Marie, la « comblée de grâce » (Lc 1,26), offrent au Père la surabondance de grâce, la plénitude de l’Esprit qui est en eux, l’être que le Père leur a donné : Lui en tant que Fils éternel et incarné, elle en tant que sa servante et la mère de son Fils. Et cette offrande, qui est un holocauste d’eux-mêmes, accepte – parce qu’il le faut ; « qu’il me soit fait selon votre volonté » – d’être aussi sacrifice pour le péché. Jésus et Marie : source et fontaine surabondantes de vie, miséricorde et compassion plus fortes que la mort : Charité.
Dans les oraisons de la bénédiction des cierges, l’Église demande que ces cierges allumés chassent les ténèbres de notre esprit, enflamment nos cœurs du feu de la charité et figurent, par leur splendeur extérieure, le rayonnement de la lumière du Saint-Esprit qui illumine intérieurement nos âmes. Elle demande aussi que ces flambeaux servent à la santé des âmes et des corps.
La bénédiction des cierges est un sacramental, c’est›à-dire une cérémonie instituée par l’Église qui tire son efficacité de sa prière, et qui a des effets principalement spirituels : un sacramental donne des secours particuliers pour que nous soyons disposés à recevoir la grâce sanctifiante, Les sacramentaux ont aussi des effets temporels dans la mesure où cela aide à la sanctification des âmes. Ils sont ainsi des auxiliaires des sacrements, auxquels ils disposent et dont ils prolongent les effets , ils ne doivent surtout pas tendre à les remplacer, pas plus qu’ils ne peuvent remplacer la vie morale ou la lutte spirituelle : ce serait gravement se fourvoyer que de le croire.
Celui qui conserve et utilise pieusement les cierges bénits de la chandeleur participe donc d’une façon spéciale à la prière de l’Église et en reçoit beaucoup de grâces.
On les allume principalement :
- pour implorer la lumière du Saint-Esprit dans les doutes, dans les décisions à prendre, dans les études, dans les jugements c|u’on doit porter ;
- dans les tentations, pour chasser les démons et faire luire la grâce, la force et la pureté de Jésus-Christ ;
- au chevet des mourants, en souvenir de l’immortalité que notre Seigneur a méritée pour nous, et en signe de la protection de la Vierge Marie dans les derniers combats ;
- dans les temps de ténèbres et de calamité, dans les tempêtes sur terre ou en mer, dans les guerres et les angoisses de toutes sortes, pour implorer la paix intérieure et la protection divine ;
- au chevet des malades, pour demander la conversion ou la sanctification, l’accroissement de la vie spirituelle, la patience et, si Dieu le veut, la guérison.
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