Suite du livre commencé l’an passé
Tiré du livre d’or des âmes du Purgatoire, par M.-J.-S. Benoît de J., prêtre (Montréal, 1925)
« Ce volume, contient (…) cent cinquante récits de merveilleuses apparitions des âmes du purgatoire. Tous ces traits extraordinaires ont été tirés des écrits de maîtres très renommés de la vie spirituelle. »
Quatre-vingt-septième apparition : « Faites-vous des amis avec l’Argent trompeur » (Lc 16, 9)
Christophe Sandoval, archevêque de Séville, fut merveilleusement secouru par les âmes du purgatoire. N’étant encore qu’un enfant, il distribuait aux pauvres une partie de l’argent qu’on lui donnait pour ses menus plaisirs. Devenu grand, sa piété envers les morts augmenta avec les années ; il donnait, pour eux, beaucoup de choses qui lui étaient utiles et nécessaires. Étant à l’université de Louvain, il arriva que l’argent, qu’il attendait de ses parents, tarda à venir, et qu’il se trouva sans le sou, pas même pour manger. Il eut la tristesse de ne pouvoir faire l’aumône à un pauvre, qui la lui demandait pour l’amour des âmes du purgatoire. Il en eut un si grand chagrin, qu’il entra dans une église, pour prier au moins pour ces chères âmes. Il n’avait pas fini sa prière, qu’il vit venir à lui un beau jeune homme, en habit de voyage, qui lui donna des nouvelles du marquis de Dania, son père, de ses autres parents et amis, absolument comme s’il arrivait d’Espagne. Il finit par le prier d’aller dîner à l’hôtel avec lui. Sandoval ne refusa pas cette offre, parce qu’il n’avait pas mangé de la journée. Ils se mettent à table, et continuent de s’entretenir pendant le repas, après lequel l’étranger lui remit une somme d’argent, lui disant d’en faire ce qu’il voudrait, puis se retira. Or, quelles que fussent plus tard, les démarches du pieux Sandoval, il ne put jamais découvrir son protecteur inconnu ; jamais l’argent ne fut réclamé, et il se trouva que c’était exactement la somme dont il avait besoin, pour attendre ses lettres en retard. Il se persuada que le ciel avait fait un miracle, en lui envoyant une des âmes du purgatoire, que ses prières et ses aumônes avaient soulagées. Ce fut aussi la croyance du pape Clément VIII, auquel il raconta ce fait. Ce pontife lui fit un devoir de publier ce prodige, afin que les fidèles fussent excités, par là, à prier et à faire l’aumône pour les défunts. Sandoval, devenu archevêque, fit son possible, durant toute sa vie, pour répandre la dévotion en faveur des âmes du purgatoire. Combien d’argent on dépense inutilement, pour des plaisirs d’un moment ! Si on l’employait surtout à faire dire des messes pour les défunts, il nous serait tôt ou tard infiniment plus profitable, après avoir tant soulagé les pauvres âmes du purgatoire. Faisons-en donc dire, si nous le pouvons.
Jeudi
Seigneur, Dieu tout-puissant,
je vous en conjure par la Chair et le Sang de votre divin Fils Jésus,
que lui-même, la veille de sa douloureuse Passion,
il a donnés en nourriture et en breuvage à ses Apôtres,
et qu’il a laissés à son Église tout entière comme un sacrifice perpétuel
et l’aliment vivifiant de ses fidèles,
délivrez les âmes du purgatoire, et, tout particulièrement,
celle qui a le plus de dévotion à ce mystère,
afin qu’avec votre divin Fils et l’Esprit-Saint
elle vous loue éternellement dans votre gloire Ainsi soit-il.
V/. Donnez-leur, Seigneur, le repos éternel.
R/. Et que la lumière sans fin brille sur eux.
V/. Qu’ils reposent en paix.
R/. Amen.
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