Requiem aeternam dona eis, Domine.
Heureux ceux qui sont morts pour la terre charnelle,
Mais pourvu que ce fût dans une juste guerre.
Heureux ceux qui sont morts pour quatre coins de terre.
Heureux ceux qui sont morts d’une mort solennelle.
Heureux ceux qui sont morts dans les grandes batailles,
Couchés dessus le sol à la face de Dieu.
Heureux ceux qui sont morts sur un dernier haut lieu,
Parmi tout l’appareil des grandes funérailles.
Parmi les noms inscrits sur le monument aux morts de Notre-Dame de Recouvrance, voici ceux qui sont morts les premiers et celui qui est mort le dernier
22 août 1914 : Myrtil Pieteraerents, Emile Colas, René Pilté, Robert Maroy
– Emile Louis Colas, né le 24/03/1889 à Orléans- Soldat au 4e R.I – tué à l’ennemi le 22/08/1914 à Signeulx (BE) – Mort pour la France
– René Marcel Aimé Pilté, né le 12/05/1891 à Orléans- Soldat de 2e classe au 113e R.I – Tué à l’ennemi le 22/08/1914 à Signeulx (BE) – Mort pour la France
– Myrtil Pieteraerents né le 01/07/1889 à Orléans (12 rue de la Concorde) – Soldat au 4e R.I – Tué à l’ennemi le 22/08/1914 à Signeulx (BE) – Mort pour la France
– Robert Edouard René Maroy, né le 29/03/1890 à Orléans – Soldat au 113e R.I – Décès des suites de ses blessures le 22/08/1914 à Signeux (BE) – Mort pour la France
26 octobre 1918 : Capitaine Paul Edouard de PARSEVAL
Fils de Paul et de Marie Virginie Escallier, Alexandre de Parseval est né le 29 janvier 1896 à Senlis dans le département de l’Oise. Il fait une partie de ses études au collège Stanislas à Paris. Jeune homme de la classe 1917, il est reçu à l’École spéciale militaire de Saint-Cyr dans la promotion 1914 de « la Grande Revanche ». Nommé aspirant en août 1915, puis sous-lieutenant à titre temporaire en octobre 1915, il gagne ses galons de lieutenant en avril 1917, puis devient capitaine à titre temporaire en mai 1918.
Alexandre de Parseval arrive sur le front le 11 novembre 1915 pour être affecté à la 5e compagnie du 149e R.I.
Une première blessure reçue le 31 décembre 1915 le fait évacuer sur l’hôpital mixte de Lorient. Il y reste 4 mois. Après une convalescence et plusieurs mois de formations diverses, il rejoint de nouveau le 149e R.I. au début du mois de janvier de l’année 1917. Il prend le commandement de la compagnie de mitrailleuses du 1er bataillon du régiment.
Il est de nouveau blessé le 29 mai 1918 durant le combat de Cuiry-Housse dans l’Aisne.
Ce jeune capitaine qui allait avoir 23 ans est le dernier des officiers du 149e R.I. à être tué durant le conflit. Il est à la tête de la 3e compagnie du régiment lorsqu’il trouve la mort, le 26 octobre 1918, aux alentours de 10h00 durant l’attaque de la Hunding Stellung. Alexandre de Parseval décède près d’une carrière située à environ 400 m à l’ouest de Banogne, à la suite de sa blessure par balle.
Son corps a été relevé et inhumé par les soins du G.B.D. de la 43e D.I. dans le cimetière militaire de la ferme du Tremblot. Sa sépulture portait le numéro 46.
Lieu de sépulture actuelle inconnu.
Citations et décorations :
– Cité à l’ordre de la 43e Division d’Infanterie n° 103 du 15 janvier 1916 : « Jeune officier, brave, énergique, plein d’allant, exemple de courage et d’abnégation pour ses hommes. Blessé le 31 décembre 1915 devant Angres en maintenant sa section sous un bombardement des plus violents. »
– Cité à l’ordre de la VIe Armée n° 27 en date du 30 novembre 1917 : « Jeune officier commandant la compagnie de mitrailleuses, d’une bravoure, d’un calme et d’un jugement remarquables. À l’attaque du 23 octobre 1917 est parti avec la première vague. Arrêté par un feu intense de mitrailleuses, a donné l’exemple de la plus belle bravoure, en commençant lui-même la progression, l’outil à la main pour la réduction de ses mitrailleuses. »
– Cité à l’ordre de la VIe Armée n° 604 en date du 15 juillet 1918 : « N’a pas hésité sous un feu violent de mitrailleuses à se porter en avant de la ligne pour reconnaître des emplacements de mitrailleuses. A été blessé au cours de cette mission en faisant preuve de la plus grande bravoure. »
– Cité à l’ordre de la Ve Armée en date du 7 décembre 1918 : « Officier d’élite. Les 25 et 26 octobre 1918 a entraîné sa compagnie à l’assaut de positions puissamment défendues, exécutant une importante progression sous un feu de mitrailleuses et d’artillerie d’une violence inouïe. A été mortellement blessé, au moment où, parmi les éléments les plus avancés de sa compagnie, il observait le mouvement de l’ennemi. »
– Chevalier de la Légion d’honneur.
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