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Vendredi et Samedi : Marché de Noël de l’école Sainte-Anne

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Mois des âmes du purgatoire : 13ème jour

Tiré du livre d’or des âmes du Purgatoire, par M.-J.-S. Benoît de J., prêtre (Montréal, 1925)
« Ce volume, contient (…) cent cinquante récits de merveilleuses apparitions des âmes du purgatoire. Tous ces traits extraordinaires ont été tirés des écrits de maîtres très renommés de la vie spirituelle. »

Douzième apparition: Le poids incommensurable de la prière

Saint Jean Chrysostome proclame la bonté et l’efficacité des prières des communautés ferventes. Les yeux du Seigneur sont ouverts sur les justes et ses oreilles sont attentives à leurs prières. Notre-Seigneur a dit qu’il serait au milieu de ceux qui seraient assemblés pour prier. Un homme fort riche étant mort, son fils se rendit aussitôt chez les Chartreux. Il présenta au prieur une grosse somme d’argent, en lui demandant de faire prier sa communauté pour le défunt. A l’instant, les religieux se rendirent à la chapelle et récitèrent le simple Requiescat in pace, puis ils se retirèrent dans leur cellule. Le jeune homme s’approcha du prieur, et lui dit, d’un ton respectueux : « Est-ce tout, que ces trois ou quatre mots, pour l’âme de mon père, lorsque j’ai été si généreux envers la communauté ? – Prétendriez-vous, mon ami, peser dans la même balance votre or et les prières de mes religieux, si courtes soient-elles ? – Non, mon père, répondit-il ; cependant, je trouve que ces quelques paroles sont bien peu et que j’ai fait davantage pour le monastère. – Je vois que vous doutez encore. Attendez un instant : vous allez voir votre erreur. » Il fit écrire, sur un petit morceau de papier, par tous les religieux, le Requiescat in pace et mit ces petits papiers sur un plateau d’une balance et l’or du jeune homme, sur l’autre. Ô merveille ! les papiers emportèrent la somme d’or, comme si elle eut été une plume. A cette vue, tous les assistants firent le signe de la croix, et bénirent le bon Dieu de leur faire voir ainsi le prix même de la plus courte prière, dans la bouche de ses serviteurs. Le jeune homme, dans l’admiration, et les yeux pleins de larmes, demanda pardon de son peu de foi. Il fit tailler une pierre, sur laquelle fut gravé le Requiescat in pace, et il la plaça sur la tombe de son père. Si nous voulions, nous-mêmes, comprendre la valeur de la prière, combien nous serions heureux d’en faire de plus en plus, et quelle gloire nous nous préparerions ainsi pour le ciel !

Lundi
Seigneur, Dieu tout-puissant,
je vous en conjure par le Sang précieux
que votre Fils Jésus a versé dans sa cruelle flagellation,
délivrez les âmes du purgatoire
et, en particulier, celle qui est le plus près d’entrer dans votre gloire
afin qu’elle commence bientôt à vous louer
et à vous bénir dans l’éternité. Ainsi soit-il.

V/. Donnez-leur, Seigneur, le repos éternel.
R/. Et que la lumière sans fin brille sur eux.
V/. Qu’ils reposent en paix.
R/. Amen.

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Mois des âmes du purgatoire : 12ème jour

Tiré du livre d’or des âmes du Purgatoire, par M.-J.-S. Benoît de J., prêtre (Montréal, 1925)
« Ce volume, contient (…) cent cinquante récits de merveilleuses apparitions des âmes du purgatoire. Tous ces traits extraordinaires ont été tirés des écrits de maîtres très renommés de la vie spirituelle. »


Vingt-huitième apparition: La communion

La sainte communion procure à Dieu une très grande gloire et secourt admirablement les âmes du purgatoire. Le vénérable Louis de Blois rapporte dans un de ses livres, qu’un dévot serviteur de Dieu fut visité par une âme du purgatoire, qui lui fit voir tout ce qu’elle souffrait. Elle était punie pour avoir reçu la sainte communion avec tiédeur. En punition, Dieu lui avait ménagé le supplice d’un feu dévorant, qui la consumait. « Je vous conjure donc, dit-elle, vous qui avez été mon ami, de communier pour moi avec toute la ferveur dont vous êtes capable ; j’espère que cela suffira pour ma délivrance. » Celui-ci s’empressa de le faire. L’âme lui apparut de nouveau, brillante d’un incomparable éclat, heureuse et pleine de reconnaissance. « Enfin, lui dit-elle, grâce à vous, je vois donc face à face mon adorable Maître », et elle s’envola au ciel. Saint Bonaventure dit que la charité devrait nous porter à communier pour les défunts, parce qu’il n’y a rien de plus efficace pour leur repos éternel. Prions donc sans cesse pour eux et ils nous rendront au centuple le bien que nous leur aurons fait.

Dimanche
Seigneur, Dieu tout-puissant,
je vous en conjure par le Sang précieux
que votre Fils Jésus a versé au Jardin des Oliviers,
délivrez les âmes du purgatoire
et, en particulier, les plus délaissées de toutes ;
introduisez-les dans votre gloire
pour vous louer et vous bénir dans l’éternité. Ainsi soit-il.

V/. Donnez-leur, Seigneur, le repos éternel.
R/. Et que la lumière sans fin brille sur eux.
V/. Qu’ils reposent en paix.
R/. Amen.

Conflans-sur-Loing·Dans le diocèse·Orléans·Saint-Martin d'Abbat

Dimanche 12 novembre : 23ème dimanche après la Pentecôte

Messes
– Orléans : 10h00
– Saint-Martin d’Abbat : 8h15
– Conflans-sur-Loing : 17h30

Textes de la Messe : ici

Messes de cette semaine (Notre-Dame de Recouvrance)
– lundi : 19h00
– Mardi : 19h00
– Mercredi : 8h30
– Jeudi : 18h00
– Vendredi : 19h00
– Samedi : 11h15

Dimanche 19 novembre : Solennité de saint Aignan
patron du diocèse et de la ville d’Orléans

– Orléans : 10h00
– Saint-Martin d’Abbat : 11h00
– Conflans-sur-Loing : 17h30

Dimanche 26 novembre : Dernier dimanche après la Pentecôte
– Orléans : 10h00
– Saint-Martin d’Abbat : 8h15
– Conflans-sur-Loing : 17h30

Dimanche 3 décembre : Premier dimanche de l’Avent
– Orléans : 10h00
– Saint-Martin d’Abbat : 8h15
– Conflans-sur-Loing : 10h30

Dimanche 10 décembre : Deuxième dimanche de l’Avent
– Orléans : 10h00
– Saint-Martin d’Abbat : 8h15
– Conflans-sur-Loing : 17h30

Dimanche 17 décembre : Troisième dimanche de l’Avent
– Orléans : 10h00
– Saint-Martin d’Abbat : 11h00
– Conflans-sur-Loing : 17h30

Dimanche 24 décembre : Quatrième dimanche de l’Avent
– Orléans : 10h00
– Saint-Martin d’Abbat : 8h15
– Conflans-sur-Loing : 10h30

Divers

Mois des âmes du purgatoire : 11ème jour

Fête de saint Martin – récit de sa mort au bréviaire
La mort étant proche, il vit l’ennemi du genre humain et lui dit : « Que fais-tu là, bête cruelle ? esprit du mal, tu ne trouveras rien en moi qui t’appartienne. » Et, en prononçant ces paroles, le Saint rendit son âme à Dieu, étant âgé de quatre-vingt un ans. Une troupe d’Anges le reçut au ciel, et plusieurs personnes, entre autres saint Séverin, Évêque de Cologne, les entendirent chanter les louanges de Dieu.

Tiré du livre d’or des âmes du Purgatoire, par M.-J.-S. Benoît de J., prêtre (Montréal, 1925)
« Ce volume, contient (…) cent cinquante récits de merveilleuses apparitions des âmes du purgatoire. Tous ces traits extraordinaires ont été tirés des écrits de maîtres très renommés de la vie spirituelle. »

Vingt-sixième apparition: Le Rosaire

Il paraîtrait que la rose est utile à notre santé. Le Rosaire vaut encore mieux pour la santé de notre âme. Il procure un grand bonheur spirituel à ceux qui y sont dévots, et est très profitable pour les guérir du péché et les exempter des châtiments qu’ils méritent ici-bas ou en purgatoire. Dans le royaume d’Aragon, une jeune fille appelée Alexandra, assistant aux prédications de saint Dominique, entra dans la confrérie du saint Rosaire. Mais, livrée à la vanité, elle négligeait souvent de réciter son chapelet, préférant passer des heures au miroir et aux conversations inutiles. Comme elle était belle, plusieurs jeunes gens commencèrent à l’entourer de leurs hommages. Il y en avait deux surtout, qui se montraient plus ardents à sa poursuite et qui finirent par se battre en duel à cause d’elle. La jeune fille fut présente à ce combat, pour décider quel serait le vainqueur. Au signal donné, ces deux hommes, armés d’une longue lance, se précipitèrent l’un contre l’autre, avec tant de fureur, qu’ils tombèrent tous deux à la renverse, mortellement blessés, et ne tardèrent pas à expirer. Ce fut un sujet de vive douleur pour les familles de ces jeunes gens. Unissant leur colère contre celle qui avait été la cause de ce double malheur, elles se jetèrent sur elle, et la battirent jusqu’à compromettre sa vie. Baignant dans son sang, l’infortunée demandait grâce, et suppliait qu’on la laissât au moins se confesser ; mais ces furieux, s’animant de plus en plus, l’achevèrent en lui coupant la tête d’un coup de sabre ; après quoi, afin d’échapper à la justice, ils jetèrent le cadavre dans un puits, et se sauvèrent. Cependant, la divine Mère de Dieu voulut récompenser les quelques actes de piété que la pauvre morte avait faits envers elle ; elle fit connaître à saint Dominique, qui se trouvait dans une autre ville, tous les détails de ce crime. Au bout de quelques jours, le saint vint au bord du puits, et, après avoir fait une prière, il appela la jeune fille. A l’instant, la tête de la morte se colla à son corps, et elle sortit vivante du puits, toute couverte de blessures et de sang ; elle se jeta aux pieds du serviteur de Dieu, et fit sa confession générale, avec beaucoup de larmes, en bénissant le Seigneur de ce si grand bienfait. Elle vécut encore deux jours, afin de pouvoir réciter un bon nombre de rosaires, qui lui avaient été imposés pour pénitence. On vint la voir de tous côtés, et elle ne cessait de prêcher la dévotion à Marie, qui l’avait sauvée de l’enfer. Interrogée par saint Dominique, sur ce qui lui était arrivé, après sa mort, elle raconta trois choses bien mémorables. La première, que, par les mérites de la confrérie du Rosaire, elle avait eu la contrition parfaite au moment d’expirer, sans quoi, elle eût été damnée. La deuxième, que, quand on lui tranchait la tête, elle s’était vue entourée d’une troupe de démons hideux, qui voulaient l’emporter en enfer, lorsque Marie était accourue à son aide et l’avait délivrée. La troisième, qu’elle avait été condamnée à deux cents ans de purgatoire, pour avoir causé la mort des deux jeunes gens ; en outre, à cause de ses parures vaines et immodestes, qui avaient été une cause de péché pour beaucoup, elle avait à endurer encore cinq cents autres années de souffrances les plus atroces. « Mais j’espère, ajouta-t-elle, que les membres de la confrérie du Rosaire, auxquels je m’étais associée, pour honorer Marie, prieront pour moi, et que ces huit cents ans seront abrégés ». Elle mourut de nouveau dans les sentiments de la plus édifiante piété. Saint Dominique fit tant de pénitences, de prières, d’aumônes, de jeûnes, et en fit faire à tant de personnes, qu’au bout de quinze jours, la défunte apparut au saint tout éclatante de lumière, et le remercia avec effusion. Elle ajouta que les âmes du purgatoire lui faisaient dire, par elle, de prêcher sans cesse la dévotion au Rosaire, qui leur procurait tant de soulagement. « Que les confrères du Rosaire, dit-elle, appliquent à ces pauvres âmes les indulgences de cette dévotion ; ils n’y perdront rien ; car ces âmes intercéderont pour eux, à leur tour. Les anges se réjouissent de la dévotion du Rosaire, et la Reine du ciel est la tendre mère de tous ceux qui la pratiquent ». Saint Dominique, ravi de cette révélation, travailla avec un redoublement de zèle à faire réciter le chapelet. Récitons-le nous-mêmes avec ferveur, et nous ne verrons qu’à la mort toutes les grâces et bénédictions que cette dévotion nous aura values. .

Samedi
Seigneur, Dieu tout-puissant,
je vous en conjure par le Sang précieux
que, sous les yeux et à la très grande douleur de sa Mère,
votre divin Fils Jésus a versé de son Cœur,
délivrez les âmes du purgatoire
et, particulièrement, celle qui avait le plus de dévotion à Notre-Dame,
afin qu’elle commence bientôt, dans votre gloire,
à vous louer et à vous bénir en ell
et elle en vous pour l’éternité Ainsi soit-il.

V/. Donnez-leur, Seigneur, le repos éternel.
R/. Et que la lumière sans fin brille sur eux.
V/. Qu’ils reposent en paix.
R/. Amen.

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Mois des âmes du purgatoire : 10ème jour

Tiré du livre d’or des âmes du Purgatoire, par M.-J.-S. Benoît de J., prêtre (Montréal, 1925)
« Ce volume, contient (…) cent cinquante récits de merveilleuses apparitions des âmes du purgatoire. Tous ces traits extraordinaires ont été tirés des écrits de maîtres très renommés de la vie spirituelle. »

 

Vingt-quatrième apparition : Même les petites fautes…

Il ne faut pas nous imaginer que les grandes fautes seules nous conduisent en purgatoire ni que nous en sortons facilement, si nous n’avons pas évité le mal. Même les moindres imperfections des saints seront punies par le feu, si elles n’ont pas été expiées ici bas. Saint Séverin, archevêque de Cologne, qui avait fait bien des miracles pendant sa vie, se fit voir, après sa mort, à l’un des prêtres de sa cathédrale, pour réclamer le secours de ses prières, parce qu’il avait été condamné au purgatoire. « Et, comment cela se peut-il ? s’écria le prêtre. Vous si pieux, si zélé, qui avez accompli tant de bien ! – Ah ! répondit le prélat, Dieu m’a fait la grâce de le servir de tout mon cœur et de travailler longtemps à sa gloire et au bien des âmes ; mais je l’ai offensé par la manière pressée dont je récitais mon bréviaire. Maintenant, j’expie ces fautes, et le ciel me permet de venir réclamer vos prières. » C’est saint Pierre Damien qui rapporte ce fait.

Vendredi
Seigneur, Dieu tout-puissant,
je vous en conjure par le Sang précieux
que votre divin Fils Jésus a, en ce jour, sur l’arbre de la croix, versé de ses mains et de ses pieds,
délivrez les âmes du purgatoire
et, en particulier, celle pour laquelle je suis tenu de prier davantage,
afin que ce ne soit point par ma faute qu’elle n’entre pas aussitôt
dans votre gloire pour vous louer et vous bénir éternellement. Ainsi soit-il.

V/. Donnez-leur, Seigneur, le repos éternel.
R/. Et que la lumière sans fin brille sur eux.
V/. Qu’ils reposent en paix.
R/. Amen.

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Mois des âmes du purgatoire : 9ème jour

Tiré du livre d’or des âmes du Purgatoire, par M.-J.-S. Benoît de J., prêtre (Montréal, 1925)
« Ce volume, contient (…) cent cinquante récits de merveilleuses apparitions des âmes du purgatoire. Tous ces traits extraordinaires ont été tirés des écrits de maîtres très renommés de la vie spirituelle. »

Vingtième-troisième apparition: Le scandale causé au prochain

Ceux qui ont eu le malheur de donner du scandale, durant leur vie, souffrent beaucoup en purgatoire, s’ils ne vont pas en enfer. Il est bien douloureux de souffrir pour ses propres fautes ; mais on est bien plus durement traité pour celles qu’on a fait commettre aux autres. Or, combien d’âmes souffrent, en purgatoire, à cause de leurs scandales ! Un peintre, fort estimé poux sa vie pieuse, était à peindre un tableau dans l’une des maisons des Carmes, lorsqu’il y mourut. Peu de jours après sa mort, il apparut à un religieux, tout éploré et se débattant au milieu des flammes, et le conjura d’avoir pitié de lui dans ses insupportables tourments. Le religieux lui demanda comment il pouvait être puni ainsi, lui qui avait vécu si pieusement ? Il lui répondit que, dès qu’il avait rendu son âme, il avait été conduit au tribunal du Juge suprême, et avait vu plusieurs personnes se plaindre d’avoir eu des mauvaises pensées et succombé à des désirs impurs, en contemplant une image immodeste, qu’il avait faite ; ce qui les avait fait condamner à un terrible purgatoire, en expiation des restes de ces péchés. D’autres, ce qui était bien pis, gémissaient en enfer, dans d’éternels supplices, à cette même occasion. Tous ces malheureux déclaraient qu’il était au moins digne des mêmes supplices, pour leur avoir fourni cette pierre de scandale, contre laquelle ils s’étaient brisés. Alors, vinrent du ciel, plusieurs saints, qui prirent sa défense, en expliquant que cette image mauvaise était une œuvre de jeunesse, expiée par la pénitence et par une foule d’autres saintes images, qu’il avait peintes à la gloire de Dieu et des saints. Ces saints du ciel étaient ceux qu’il avait honorés. Ils sollicitaient son pardon en considération aussi des aumônes qu’il avait faites. Le souverain Juge, touché de leurs prières, l’avait exempté de l’enfer ; mais l’avait condamné au purgatoire, jusqu’à ce que cette mauvaise image fût réduite en cendre, de manière à ne plus scandaliser personne. Il conjura le religieux d’aller prier la personne qui avait cette image de la brûler au plus tôt, puisqu’il fallait que cet instrument de péchés fût détruit. « En lui disant dans quel triste état je suis, il ne me refusera pas cette grâce. En foi de ce que je vous suis apparu et que tout ceci n’est pas une illusion, dites-lui, qu’avant peu, il perdra deux de ses enfants, comme punition pour avoir gardé si longtemps cette image, et que s’il refuse de l’anéantir, il ne tardera pas lui-même à perdre la vie, par une mort prématurée. » En apprenant ces choses, le possesseur de cette image la saisit et la jeta au feu. En moins d’un mois, il vit mourir ses deux enfants, et fît une rude pénitence de la faute qu’il avait commise. Pour la réparer, il fit peindre de belles et pieuses images des saints, qu’il désirait avoir pour protecteurs au ciel. Ne regardons jamais de mauvaises images, n’en gardons jamais, puisque cela attire de si cruels châtiments, en enfer ou en purgatoire.

Jeudi
Seigneur, Dieu tout-puissant,
je vous en conjure par la Chair et le Sang de votre divin Fils Jésus,
que lui-même, la veille de sa douloureuse Passion,
il a donnés en nourriture et en breuvage à ses Apôtres,
et qu’il a laissés à son Église tout entière comme un sacrifice perpétuel
et l’aliment vivifiant de ses fidèles,
délivrez les âmes du purgatoire, et, tout particulièrement,
celle qui a le plus de dévotion à ce mystère,
afin qu’avec votre divin Fils et l’Esprit-Saint
elle vous loue éternellement dans votre gloire Ainsi soit-il.

V/. Donnez-leur, Seigneur, le repos éternel.
R/. Et que la lumière sans fin brille sur eux.
V/. Qu’ils reposent en paix.
R/. Amen.

Divers

Mois des âmes du purgatoire : 8ème jour

Tiré du livre d’or des âmes du Purgatoire, par M.-J.-S. Benoît de J., prêtre (Montréal, 1925)
« Ce volume, contient (…) cent cinquante récits de merveilleuses apparitions des âmes du purgatoire. Tous ces traits extraordinaires ont été tirés des écrits de maîtres très renommés de la vie spirituelle. »

Vingtième apparition: Le se cours de la Sainte Vierge

On lit dans les révélations de sainte Brigitte, qui méritent d’être crues, que cette bienheureuse assista au jugement et à la condamnation d’un soldat, qui venait de mourir. Cette âme fut présentée au souverain Juge, ayant à sa droite son Ange Gardien pour avocat, et, à sa gauche, le démon pour accusateur. Le démon l’accusait de trois crimes : le premier, d’avoir péché par les yeux, en les arrêtant sur des objets défendus, qui remplissaient son cœur de mauvais désirs ; le deuxième, d’avoir péché par la langue, en prononçant des discours impurs, des serments et des malédictions ; le troisième, d’avoir fait toute espèce d’actions impures et des vols. L’ange prit sa défense et rappela ses actes de vertu, ses ferventes prières, ses aumônes, jeûnes et mortifications. Il ajouta spécialement, qu’au moment de la mort, il avait bien prié la très sainte Vierge et qu’elle lui avait fait produire des actes d’une vraie contrition. Après ce double plaidoyer, le Juge souverain prononça que l’accusé échapperait à l’enfer ; mais qu’il souffrirait un long et rigoureux purgatoire. La peine des yeux sera de contempler des objets affreux ; celle de la langue, d’être percée de mille pointes et tourmentée par la soif la plus ardente ; celle du reste du corps, d’être plongé dans un océan de feu. A ce moment, parut la Mère des miséricordes, pour demander à son divin Fils un adoucissement à tant de maux. Le Sauveur, touché de cette intervention de sa divine Mère, consentit à adoucir la sentence, et ajouta que pour l’adoucir encore, il faudrait les prières, aumônes et pénitences des fidèles de la terre.

Mercredi
Seigneur, Dieu tout-puissant, je vous en conjure
par le Sang précieux que votre Fils Jésus a versé
en portant la croix dans les rues de Jérusalem,
délivrez les âmes du purgatoire
et, en particulier, celle qui est, devant vous, la plus riche en mérites,
afin qu’élevée très haut dans la gloire qu’elle attend,
elle vous loue et vous bénisse dans l’éternité. Ainsi soit-il.

V/. Donnez-leur, Seigneur, le repos éternel.
R/. Et que la lumière sans fin brille sur eux.
V/. Qu’ils reposent en paix.
R/. Amen.

Divers

Mois des âmes du purgatoire : 7ème jour

Tiré du livre d’or des âmes du Purgatoire, par M.-J.-S. Benoît de J., prêtre (Montréal, 1925)
« Ce volume, contient (…) cent cinquante récits de merveilleuses apparitions des âmes du purgatoire. Tous ces traits extraordinaires ont été tirés des écrits de maîtres très renommés de la vie spirituelle. »

Dix-neuvième apparition: éviter le purgatoire

S. Augustin reprit fortement un chrétien de son temps, qui enseignait que le purgatoire n’était pas à redouter. Le saint lui dit que personne ne devait parler ainsi, parce que le feu du purgatoire était plus affreux que tous les tourments d’ici-bas. Voici un trait qui prouve cette vérité. Deux religieux montraient le plus grand zèle pour leur sanctification. L’un d’eux ne tarda pas à tomber malade. Un ange lui apparut et lui annonça qu’il allait mourir sans retard, et qu’il resterait en purgatoire jusqu’à ce qu’on eût dit une messe pour lui, après laquelle il s’envolerait au ciel. Cette nouvelle le combla de joie. Appelant à l’instant son ami, il lui annonça sa mort prochaine, le court séjour qu’il ferait en purgatoire, et il le conjura de dire cette messe le plus tôt possible. Cet ami le promit, et il fut fidèle à sa promesse ; car, la mort étant survenue le lendemain matin, il monta aussitôt au saint autel. La messe était à peine achevée, que, pendant son action de grâce, il voit apparaître son ami rayonnant de bonheur ; mais avec un reste de chagrin : « Mon frère, lui dit le défunt, où donc est votre foi ? Qu’avez-vous fait de votre promesse ? Vous mériteriez que Dieu n’eût pas beaucoup pitié de vous ! Ne m’avez-vous pas laissé en purgatoire plus d’une année, sans dire votre messe ? – En vérité, vous me surprenez ! s’écria le religieux. J’ai tenu si exactement ma promesse, que je viens seulement de déposer mes ornements sacerdotaux. Il n’y a à peine que quelques heures que vous avez quitté la terre et votre corps n’est pas encore enseveli. » Alors, l’âme, le regardant avec un douloureux soupir, s’écria : « Oh ! quelles sont épouvantables les souffrances du purgatoire ! Je vole au ciel, où je supplierai Dieu de vous rendre ce que vous venez de faire pour moi. » Saint Augustin dit que les peines que l’on endure au purgatoire, dans le temps d’un simple clin d’œil, sont pires que celles du plus douloureux martyre. Faisons toujours notre possible pour ne pas y aller.

Mardi
Seigneur, Dieu tout-puissant,
je vous en conjure par le Sang précieux
que votre Fils Jésus a versé dans le couronnement d’épines,
délivrez les âmes du purgatoire
et, en particulier, celle qui devrait, la dernière, sortir de ces souffrances,
afin qu’elle ne doive point attendre si longtemps
pour vous louer et vous bénir dans votre gloire pour l’éternité. Ainsi soit-il.

V/. Donnez-leur, Seigneur, le repos éternel.
R/. Et que la lumière sans fin brille sur eux.
V/. Qu’ils reposent en paix.
R/. Amen.

Divers

Mois des âmes du purgatoire : 6ème jour

Tiré du livre d’or des âmes du Purgatoire, par M.-J.-S. Benoît de J., prêtre (Montréal, 1925)
« Ce volume, contient (…) cent cinquante récits de merveilleuses apparitions des âmes du purgatoire. Tous ces traits extraordinaires ont été tirés des écrits de maîtres très renommés de la vie spirituelle. »

Douzième apparition: Les aumônes

Le grand saint Thomas d’Aquin dit qu’il préfère l’aumône au jeûne et à la prière, pour l’expiation des fautes passées. C’est pourquoi tant de saints ont choisi l’aumône, comme moyen de soulager les défunts. Raban-Maur, abbé de Fulde, avait prescrit à l’économe de son monastère de faire beaucoup d’aumônes, pour les religieux défunts. Cependant, cet économe, appelé Edélard, ne donnait presque rien. De plus, Raban lui avait ordonné de donner aux pauvres, à la mort de chaque religieux, la valeur de ses repas pendant trente jours, afin que l’âme du défunt fût soulagée par cette aumône. L’avare Edélard ne faisait pas cette aumône ou il la retardait beaucoup. Il arriva, l’an 830, qu’un bon nombre de religieux moururent. Edélard ne donna rien aux pauvres pour ces défunts, par avarice. La justice de Dieu ne laissa point impunie cette infidélité. Un soir, il traversa la salle du chapitre, une lanterne à la main. Quel ne fut pas son étonnement de voir une quantité de religieux défunts, qu’il connaissait, assis à leur place. Il serait difficile d’exprimer la terreur dont il fut saisi ; il resta cloué à sa place, comme une statue sans vie. Quelques-uns des morts vinrent à lui, le dépouillèrent de son habit et se mirent à le frapper à coups de fouets, avec tant de violence, qu’il resta sans connaissance. En même temps, ils lui disaient : « Reçois, malheureux, le châtiment de ton avarice ! Tu en recevras un plus terrible dans trois jours, lorsque tu seras descendu avec nous dans la tombe. Alors, ce que l’on fera pour te soulager sera appliqué à ceux que tu as privés de ce que tu devais faire pour eux. » Puis tout disparut. Pour lui, il était couvert de sang et à demi-mort. Il fut trouvé dans cet état, le lendemain matin. On s’empressa de lui prodiguer des soins. Mais lui, dès qu’il pût parler, il s’écria : « J’ai plus besoin des remèdes de l’âme que de ceux du corps. Mes plaies ne guériront jamais. Dans trois jours, je paraîtrai au tribunal de Dieu. Administrez-moi les derniers sacrements. » Il les eut à peine reçus qu’il commença à baisser, jusqu’au moment où il expira, en implorant les prières et pénitences de ses confrères. On chanta aussitôt pour lui la messe des morts, et on distribua aux pauvres ses repas pendant trente jours. Le défunt apparut à Raban, pâle, défiguré. Ce saint lui demanda ce qu’il y avait à faire pour lui. « Ah ! répondit l’âme infortunée, les prières et les aumônes de la communauté m’ont procuré bien du soulagement ; mais je ne puis sortir du purgatoire avant la délivrance de tous ceux de nos frères, que mon avarice a privés des aumônes qui leur étaient dues. Les repas des trente jours que vous avez donnés aux pauvres pour moi ont profité à eux seuls. Faites donc redoubler les prières et les aumônes, surtout les sacrifices de la messe. J’espère que, par ce moyen, nous serons tous bientôt délivrés. » Raban le promit et la chose fut faite. Un mois après, Edélard apparut, vêtu de blanc, entouré de gloire, la joie peinte sur le visage. Il remercia ses frères et leur promit de prier sans cesse pour eux au ciel, où il s’envolait. Dieu permet donc aux défunts de venir châtier ceux qui ni bonnes œuvres pour les âmes du purgatoire, le bon Dieu nous prive de celles qui sont faites pour nous. Imitons les religieux de Fulde. Faisons surtout dire des messes pour les défunts.

Lundi
Seigneur, Dieu tout-puissant,
je vous en conjure par le Sang précieux
que votre Fils Jésus a versé dans sa cruelle flagellation,
délivrez les âmes du purgatoire
et, en particulier, celle qui est le plus près d’entrer dans votre gloire
afin qu’elle commence bientôt à vous louer
et à vous bénir dans l’éternité. Ainsi soit-il.

V/. Donnez-leur, Seigneur, le repos éternel.
R/. Et que la lumière sans fin brille sur eux.
V/. Qu’ils reposent en paix.
R/. Amen.