Divers

Mois des âmes du purgatoire : 28ème jour

Tiré du livre d’or des âmes du Purgatoire, par M.-J.-S. Benoît de J., prêtre (Montréal, 1925)
« Ce volume, contient (…) cent cinquante récits de merveilleuses apparitions des âmes du purgatoire. Tous ces traits extraordinaires ont été tirés des écrits de maîtres très renommés de la vie spirituelle. »

Centième trente-huitième apparition : La reconnaissance des âmes du purgatoire (suite)

Deux marchands traversant un pays infesté de voleurs, tombèrent entre les mains d’une troupe d’assassins, qui les tuèrent. Ils apparurent à Marguerite et lui dirent : « Nous n’avons pu recevoir l’absolution de nos péchés, ayant été surpris. Cependant, lorsque nos assassins nous conduisaient au fond de la forêt, nous avons eu le temps et la grâce de faire un acte de contrition parfaite. Arrivés au repaire des bandits, nous avons été massacrés sans pitié et nos cadavres furent jetés parmi bien d’autres. En recevant le coup de la mort, nous avions un parfait regret de nos fautes et nous avons ainsi échappé à l’enfer ; mais nos tourments dans le purgatoire sont affreux. Nous avions commis, dans notre commerce, des mensonges et bien des injustices. C’est pourquoi, servante de Dieu, nous vous supplions de dire à N. et N., nos parents, de faire dire pour nous des messes, afin que nous soyons délivrés de supplices qui nous torturent, avec une rigueur extrême. Nous vous conjurons aussi de beaucoup prier pour nous. » Pas n’est besoin de dire que Marguerite ne les oublia pas. Elle ne se bornait pas à secourir elle-même les pauvres âmes, elle suppliait les religieux, religieuses et personnes pieuses du monde, de l’aider dans cette sainte œuvre. Notre-Seigneur lui dit un jour : « Va chez les Franciscains et recommande-leur, de ma part, de se souvenir des âmes du purgatoire, qui sont, en ce moment, en nombre incalculable, parce qu’il n’y a presque personne qui prie pour elles. Tu leur diras encore, en mon nom, de mieux garder leur règle de pauvreté, et de ne pas tant se mêler des affaires du siècle, parce qu’une grande punition les attendrait, pour ce péché, dans l’autre vie. » La sainte fit la commission, et ces avertissements du Sauveur furent reçus avec respect, et conservés dans les archives, à titre d’avertissements divins. Le zèle de Marguerite étant si grand et si fécond, il ne faut point s’étonner qu’elle ait obtenu la délivrance d’une grande quantité de défunts, qui brûlaient dans les flammes du purgatoire ; ni que ces âmes, rendues au ciel, ne soient venues à sa rencontre et lui aient servi de cortège pour monter elle-même au paradis. Prions, nous aussi, pour les défunts et nous ne perdrons pas notre récompense.

Mercredi
Seigneur, Dieu tout-puissant, je vous en conjure
par le Sang précieux que votre Fils Jésus a versé
en portant la croix dans les rues de Jérusalem,
délivrez les âmes du purgatoire
et, en particulier, celle qui est, devant vous, la plus riche en mérites,
afin qu’élevée très haut dans la gloire qu’elle attend,
elle vous loue et vous bénisse dans l’éternité. Ainsi soit-il.

V/. Donnez-leur, Seigneur, le repos éternel.
R/. Et que la lumière sans fin brille sur eux.
V/. Qu’ils reposent en paix.
R/. Amen.

Divers

Mois des âmes du purgatoire : 27ème jour

Tiré du livre d’or des âmes du Purgatoire, par M.-J.-S. Benoît de J., prêtre (Montréal, 1925)
« Ce volume, contient (…) cent cinquante récits de merveilleuses apparitions des âmes du purgatoire. Tous ces traits extraordinaires ont été tirés des écrits de maîtres très renommés de la vie spirituelle. »

Centième vingt-deuxième apparition : La reconnaissance des âmes du purgatoire
Lorsque Charlemagne prit la ville de Tunis, il donna la liberté à vingt mille esclaves chrétiens, qui le comblèrent de mille bénédictions. Les âmes du purgatoire, qu’on soulage ou délivre, sont encore bien plus reconnaissantes, parce que leur captivité est infinimentplus dure qu’était celle des chrétiens sous les Maures. Sainte Marguerite de Cortone, qui avait été une grande pécheresse, l’expérimenta, comme on va le voir. Parmi ses principales vertus, après sa conversion, était son extrême charité pour les défunts. Aussi, à sa mort, vit-elle venir au devant d’elle quantité de ces âmes qu’elle avait délivrées des flammes du purgatoire. La vue de ce consolant spectacle fut donnée à une servante de Dieu, de la ville de Castello, qui en fut ravie d’admiration. Comme la piété bien entendue envers les morts a pour premier objet les parents, Marguerite se souvint d’abord de ses père et mère. Elle offrait pour eux prières, mortifications, veilles, souffrances, communions, surtout les messes auxquelles elle avait le bonheur d’assister. Dieu lui fit connaître qu’elle le s avait délivrés du purgatoire et envoyés au paradis. Elle pria aussi beaucoup pour sa domestique, nommée Gillia. Un ange se fit voir à elle et lui apprit que cette servante, en considération de ses prières, ne ferait qu’un mois de purgatoire, et que, de plus, quatre anges lui seraient députés pour l’accompagner au ciel. Ensuite Marguerite pria pour tous les défunts, en général. C’est pour cela que les apparitions se multipliaient autour d’elle.

Mardi
Seigneur, Dieu tout-puissant,
je vous en conjure par le Sang précieux
que votre Fils Jésus a versé dans le couronnement d’épines,
délivrez les âmes du purgatoire
et, en particulier, celle qui devrait, la dernière, sortir de ces souffrances,
afin qu’elle ne doive point attendre si longtemps
pour vous louer et vous bénir dans votre gloire pour l’éternité. Ainsi soit-il.

V/. Donnez-leur, Seigneur, le repos éternel.
R/. Et que la lumière sans fin brille sur eux.
V/. Qu’ils reposent en paix.
R/. Amen.

Divers

Mois des âmes du purgatoire : 26ème jour

Tiré du livre d’or des âmes du Purgatoire, par M.-J.-S. Benoît de J., prêtre (Montréal, 1925)
« Ce volume, contient (…) cent cinquante récits de merveilleuses apparitions des âmes du purgatoire. Tous ces traits extraordinaires ont été tirés des écrits de maîtres très renommés de la vie spirituelle. »


Cent trente-sixième apparition : Écouter les avertissements que Dieu manque pas de lancer

Dieu, qui n’aime pas à punir, emploie des avertissements pressants pour retirer les coupables de leur insensibilité. S’ils n’en tiennent pas compte, alors il prend la verge. Voici un trait qui apprend à avoir beaucoup d’égard pour les exhortations des personnes saintes. Le Père Carraffa général des Jésuites, fut appelé à préparer à la mort un grand seigneur condamné à avoir la tête tranchée. Comme il ne se croyait pas digne de la peine capitale, il fut très difficile de l’amener à une parfaite résignation à une mort si infamante. Cependant, le père y réussit si bien, que ce seigneur se déclara heureux de subir ce supplice, en expiation de tous les péchés de sa vie, et il cria cette déclaration du haut de l’échafaud. Tout le peuple fut édifié de ces sentiments si chrétiens. Dieu eut pour agréable cette soumission à sa divine volonté. Aussitôt après l’exécution, le P. Caraffa alla voir la mère du supplicié et lui dit que, au moment où la hache avait coupé la tête de son fils, il avait vu son âme monter triomphante au ciel, où les anges s’étaient empressés de la couronner. Un prêtre était venu lui demander s’il convenait de prier pour ce défunt et de dire des messes pour lui : « Cela est inutile, répondit le père ; réjouissons-nous plutôt ; car je vous déclare que cette âme n’a pas même passé par le purgatoire ! » Un autre jour, qu’il était occupé à une œuvre sainte, il s’arrêta tout à coup, changeant de visage et regardant en haut, puis il s’écria, plusieurs fois : « Ô l’heureux sort ! ô l’heureuse fortune ! » Et comme on lui demandait ce que cela voulait dire : « C’est l’âme du supplicié, répondit-il, qui m’est apparue dans toute sa gloire » Soumettons-nous en tout à la sainte volonté du bon Dieu : c’est un excellent moyen d’expier nos péchés, comme on vient de le voir. C’est souvent dur à faire, mais la récompense n’en est que plus sublime. Soyons courageux.

Lundi
Seigneur, Dieu tout-puissant,
je vous en conjure par le Sang précieux
que votre Fils Jésus a versé dans sa cruelle flagellation,
délivrez les âmes du purgatoire
et, en particulier, celle qui est le plus près d’entrer dans votre gloire
afin qu’elle commence bientôt à vous louer
et à vous bénir dans l’éternité. Ainsi soit-il.

V/. Donnez-leur, Seigneur, le repos éternel.
R/. Et que la lumière sans fin brille sur eux.
V/. Qu’ils reposent en paix.
R/. Amen.

Divers

Mois des âmes du purgatoire : 25ème jour

Tiré du livre d’or des âmes du Purgatoire, par M.-J.-S. Benoît de J., prêtre (Montréal, 1925)
« Ce volume, contient (…) cent cinquante récits de merveilleuses apparitions des âmes du purgatoire. Tous ces traits extraordinaires ont été tirés des écrits de maîtres très renommés de la vie spirituelle. »

Cent trente-troisième apparition : Mère des miséricordes

Après cette apparition, Ludgarde en eut une autre, plus merveilleuse encore. Le vénérable pape Innocent III venait de mourir. Son âme se fit voir à cette sainte, tout environnée de flammes, et, comme Ludgarde lui demanda qui elle était : “ Je suis, répondit-elle, l’âme du pape Innocent III.— Quoi, reprit Ludgarde, un si grand et si pieux pontife, notre père et notre modèle! D’où vient ce cruel châtiment? — J’expie, répondit Innocent, trois fautes, pour lesquelles j’aurais entièrement perdu mon salut, si, au dernier moment, la Mère des miséricordes ne m’avait pas obtenu, de son divin Fils, une contrition parfaite. Mon purgatoire durera jusqu’à la fin du monde, si vous ne me secourez de vos prières. Marie m’a obtenu encore cette autre faveur, de venir vous voir. Ayez donc pitié de moi, je vous en conjure.” La sainte éprouva, de cette révélation, à laquelle elle était loin de s’attendre, une très vive douleur. Elle assembla aussitôt ses religieuses, leur fit connaître cette apparition et réclama leurs prières, jeûnes, mortifications, communions et messes pour ce grand pape, que l’Eglise venait de perdre. Chacune s’y employa avec un zèle merveilleux. Mais le pontife ne parut plus. Le cardinal Bellarmin parle de cette apparition comme d’une chose certaine, et lui, qui était à la fois un saint et un savant théologien, écrit à ce sujet : “ Cette apparition me remplit de terreur, toutes les fois que j’y songe. En voyant un pontife si digne d’éloges, qui passa pour un saint aux yeux des hommes, sur le point de perdre son âme et condamné aux horribles tourments du purgatoire jusqu’à la fin du monde, quel sera le prélat qui ne tremblera pas de tous ses membres ? ” On ne connaît pas le3 trois péchés d’innocent III, pour lesquels il faillit être damné, et eut tant à expier. Tremblons, comme le saint Cardinal Bellarmin, sur le sort qui nous attend après notre mort, et, comme lui, vivons si pieusement que nous puissions éviter le purgatoire ou, au moins, n’y pas brûler trop longtemps.

Dimanche
Seigneur, Dieu tout-puissant,
je vous en conjure par le Sang précieux
que votre Fils Jésus a versé au Jardin des Oliviers,
délivrez les âmes du purgatoire
et, en particulier, les plus délaissées de toutes ;
introduisez-les dans votre gloire
pour vous louer et vous bénir dans l’éternité. Ainsi soit-il.

V/. Donnez-leur, Seigneur, le repos éternel.
R/. Et que la lumière sans fin brille sur eux.
V/. Qu’ils reposent en paix.
R/. Amen.

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Marché de Noël de l’Institution Sainte-Anne

 

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Dimanche 25 novembre : Dernier dimanche après la Pentecôte

Dimanche 25 novembre : Dernier dimanche après la Pentecôte
– Orléans : 10h00
– Saint-Martin d’Abbat : 8h15
– Conflans-sur-Loing : 17h30

Textes de la Messe : ici

Messes de cette semaine
– Lundi : 19h00
– Mardi : 19h00
– Mercredi : 8h30
– Jeudi : 19h00
– Vendredi : 19h00
– Samedi : 8h30

Dimanche 2 décembre : Premier dimanche d’Avent
– Orléans : 10h00
– Saint-Martin d’Abbat : 8h15
– Conflans-sur-Loing : 17h30

Dimanche 9 décembre : Deuxième dimanche d’Avent
– Orléans : 10h00
– Saint-Martin d’Abbat : 8h15
– Conflans-sur-Loing : 17h30

Dimanche 16 décembre : Troisième dimanche d’Avent
– Orléans : 10h00
– Saint-Martin d’Abbat : 8h15
– Conflans-sur-Loing : 17h30

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Mois des âmes du purgatoire : 24ème jour

Tiré du livre d’or des âmes du Purgatoire, par M.-J.-S. Benoît de J., prêtre (Montréal, 1925)
« Ce volume, contient (…) cent cinquante récits de merveilleuses apparitions des âmes du purgatoire. Tous ces traits extraordinaires ont été tirés des écrits de maîtres très renommés de la vie spirituelle. »


Cent trente-deuxième apparition : Le miracle de la miséricorde.

Moïse, par ses prières, sauva bien des fois les Juifs de l’extermination. Le même miracle de miséricorde s’est accompli bien des fois depuis, soit en faveur des vivants, soit au bénéfice des âmes du purgatoire. Voici, à ce sujet, un récit raconté par Thomas de Catimpré. Simon Germain, qui avait été d’abord grand seigneur et savant bien connu, puis moine et abbé dans l’ordre des Cisterciens, fut un religieux de vie exemplaire ; mais il avait le défaut d’être trop sévère envers ses religieux. Il était en relation de spiritualité avec la pieuse Ludgarde, qui lui rendit service, surtout après sa mort. Germain mourut et fut condamné par la divine justice à expier son zèle trop dur dans les flammes du purgatoire. En apprenant cette mort, Ludgarde en éprouva une vive peine, et craignit que ses rigueurs ne lui fussent une source de souffrances, avant d’entrer en paradis. C’est pourquoi elle se condamna à des jeûnes, prières et mortifications, afin d’obtenir du Seigneur qu’il ne se montrât pas trop sévère envers son serviteur. Notre-Seigneur lui apparut et lui dit : « Ayez courage, j’aurai égard à votre intercession. Avant peu, Simon sera délivré de ses peines. – Seigneur, répondit-elle, que toutes les consolations que vous me destinez soient reportées sur cette âme souffrante : car je ne cesserai de gémir et de me lamenter jusqu’à ce que je sache qu’elle est introduite dans la gloire. » Peu après, Notre-Seigneur apparut de nouveau à Ludgarde, conduisant avec lui l’âme de Simon, entièrement délivrée, et lui dit : « Soyez en paix : voici l’âme pour laquelle vous priez tant.” A ces mots, Ludgarde se jette à genoux aux pieds de son Sauveur, le front contre terre, l’adorant et le bénissant d’un si grand bienfait. Quant à l’âme, toute ravie d’allégresse, elle exprimait à Ludgarde sa gratitude, l’appelant sa libératrice et lui disant que, sans elle, elle aurait eu encore pour onze ans de supplice à endurer.

Samedi
Seigneur, Dieu tout-puissant,
je vous en conjure par le Sang précieux
que, sous les yeux et à la très grande douleur de sa Mère,
votre divin Fils Jésus a versé de son Cœur,
délivrez les âmes du purgatoire
et, particulièrement, celle qui avait le plus de dévotion à Notre-Dame,
afin qu’elle commence bientôt, dans votre gloire,
à vous louer et à vous bénir en ell
et elle en vous pour l’éternité Ainsi soit-il.

V/. Donnez-leur, Seigneur, le repos éternel.
R/. Et que la lumière sans fin brille sur eux.
V/. Qu’ils reposent en paix.
R/. Amen.

Divers

Mois des âmes du purgatoire : 23ème jour

Tiré du livre d’or des âmes du Purgatoire, par M.-J.-S. Benoît de J., prêtre (Montréal, 1925)
« Ce volume, contient (…) cent cinquante récits de merveilleuses apparitions des âmes du purgatoire. Tous ces traits extraordinaires ont été tirés des écrits de maîtres très renommés de la vie spirituelle. »


Cent vingt-sixième apparition : Les âmes du Purgatoire ne peuvent rien pour elles-mêmes

Job, dans ses malheurs, était tellement couvert de plaies, qu’il ne pouvait point se secourir lui-même. Telles sont les pauvres âmes du purgatoire ; elles ne peuvent se procurer le moindre soulagement dans leurs affreux supplices. Elles ne peuvent que crier vers nous, nous demander du secours, sans même que nous les entendions. C’est une vieille tradition, dans la ville de Worms, Allemagne, que, pendant plusieurs nuits, on avait aperçu des légions d’hommes armés, qui se répandaient dans la campagne, les uns à pied, les autres à cheval, comme si une grande bataille allait se livrer. C’était ordinairement après l’heure de minuit que commençaient ces apparitions, et, au point du jour, elles s’évanouissaient, comme si les guerriers se fussent retirés dans des cavités de montagnes, pour en sortir de nouveau à la nuit suivante. Non loin de là, était le monastère de Limberg, dont le repos des nuits était troublé par ces bruits étranges. C’est pourquoi un saint religieux fit consentir quelques- uns de ses frères à aller avec lui, une nuit, au-devant de ces guerriers inconnus, et savoir d’eux qui ils étaient et ce qu’ils voulaient. Après s’être fortifiés par la prière et avoir imploré la protection de Dieu sur leur entreprise, ils quittent le couvent, un soir, et se rendent à l’entrée de la caverne ; et là, au moment où ces gens armés se précipitaient pour sortir, le religieux le plus courageux, faisant un signe de croix, les adjure, au nom de la très Sainte-Trinité, de dire qui ils sont et quel est leur but, leur dessein, leur intention. A quoi l’un d’eux répondit : “ Nous ne sommes pas des soldats vivants, qui se font la guerre ; mais les âmes d’une quantité de morts, tués en ce lieu, en combattant sous les étendards de nos deux souverains. Nos corps ont été enterrés ici, et nos âmes y font leur purgatoire. Ce bruit d’armes et de chevaux, qui fut alors l’occasion de nos fautes, et que Dieu permet que vous entendiez, pour notre soulagement, est l’instrument de la peine à laquelle nous sommes condamnés. Vos yeux ne voient point les flammes qui nous enveloppent et nous brûlent ; mais elles sont bien cruelles.” Le religieux, effrayé à cette révélation, reprit pourtant courage et demanda : “ Nous serait-il possible de vous secourir dans vos malheurs, qui nous affligent, et comment pourrions-nous le faire ? — Ah 1 certainement, répondit l’âme ; certainement, vous le pouvez, et c’est afin que vous le fassiez que le Seigneur nous permet de nous montrer à vous. Vos jeûnes, vos prières, vos mortifications, surtout vos communions et vos messes peuvent nous délivrer du feu qui nous consume. Nous vous supplions de redoubler de ferveur, dans tous ces saints exercices, et de les offrir à Dieu pour nous. Nous ne pouvons pas nous soulager nous-mêmes, pauvres infortunés que nous sommes ; nous n’avons qu’à souffrir, souffrir toujours, jusqu’à la fin de notre purgatoire.” Et à l’instant, comme une seule voix très lamentable, toute cette multitude s’écria : “ Priez pour nous, ô pères ! priez pour nous ! ” Puis tout disparut, mais en même temps, la montagne parut tout en feu, comme un immense incendie, dont les reflets étaient effrayants. Les religieux, sous cette sinistre clarté, rentrèrent chez eux en toute hâte, racontèrent tout à leurs confrères, et tous commencèrent les prières et saintes œuvres promises à cette innombrable troupe de défunts. A partir de ce moment, ces visions et bruits disparurent.

Vendredi
Seigneur, Dieu tout-puissant,
je vous en conjure par le Sang précieux
que votre divin Fils Jésus a, en ce jour, sur l’arbre de la croix, versé de ses mains et de ses pieds,
délivrez les âmes du purgatoire
et, en particulier, celle pour laquelle je suis tenu de prier davantage,
afin que ce ne soit point par ma faute qu’elle n’entre pas aussitôt
dans votre gloire pour vous louer et vous bénir éternellement. Ainsi soit-il.

V/. Donnez-leur, Seigneur, le repos éternel.
R/. Et que la lumière sans fin brille sur eux.
V/. Qu’ils reposent en paix.
R/. Amen.

Divers

Mois des âmes du purgatoire : 22ème jour

Tiré du livre d’or des âmes du Purgatoire, par M.-J.-S. Benoît de J., prêtre (Montréal, 1925)
« Ce volume, contient (…) cent cinquante récits de merveilleuses apparitions des âmes du purgatoire. Tous ces traits extraordinaires ont été tirés des écrits de maîtres très renommés de la vie spirituelle. »


Cent vingt-cinquième apparition : Le Purgatoire, déjà un lieu de récompense (suite )

Le P. François de Gonzague, qui devint évêque de Mantoue, rapporte que dans les îles Canaries, au couvent de la Conception, le vénérable serviteur de Dieu, frère Jean-de-Via, franciscain, modèle de cette maison, tomba malade. Pour le soigner, on lui donna un novice nommé Ascensio, fort avancé dans la vertu. Le malade mourut dans les sentiments les plus édifiants. Le bon novice, après avoir assisté à ses funérailles, se retira à l’écart, afin de prier pour lui, et continua cette sainte pratique pendant quelques jours. Un soir, durant sa prière, il aperçoit tout à coup un franciscain entouré de lumineux rayons. Puis, tout s’effaça. Ce prodige se renouvela une seconde fois ; mais le novice était si hors de lui, qu’il n’osa pas questionner l’apparition. La troisième fois, cependant, un peu enhardi, il demanda : “Qui donc êtes-vous ? Pourquoi venez-vous ici aussi souvent ? Au nom de Dieu, je vous prie de me répondre, afin que je sache la signification de tout cela.” Le fantôme répondit : “Je suis l’âme du frère Jean-de-Via, qui vous a tant d’obligation pour vos soins et vos prières. Je viens vous apprendre que je suis parmi les prédestinés à la gloire. Cependant, je n’ai pas encore été jugé digne de voir Dieu, pour un manquement qu’il me faut expier. Durant ma vie terrestre, j’ai oublié, par ma faute, la récitation de certains offices pour les défunts, auxquels j’étais obligé. Je vous conjure donc de les dire pour moi, afin que je puisse entrer au ciel”. Le novice courut aussitôt raconter ses trois visions au père gardien, qui fit dire ces offices par les religieux. A peine étaient-ils terminés, que l’âme vint de nouveau voir le pieux novice ; mais beaucoup plus brillante encore. Elle le remercia et lui promit de le protéger du haut du ciel ; puis, lui montrant deux pères couronnés de gloire, qui l’accompagnaient, elle lui dit que l’un était S. François d’Assise et l’autre, S . Bernardin de Sienne, venus au-devant d’elle pour l’introduire au ciel. Quels terribles châtiments pour de si petites fautes ! A quoi ne devons-nous pas nous attendre ? Évitons le péché et faisons pénitence pour ceux que nous avons commis. Il vaut mille fois mieux faire son purgatoire ici-bas. Ne l’oublions pas.

Jeudi
Seigneur, Dieu tout-puissant,
je vous en conjure par la Chair et le Sang de votre divin Fils Jésus,
que lui-même, la veille de sa douloureuse Passion,
il a donnés en nourriture et en breuvage à ses Apôtres,
et qu’il a laissés à son Église tout entière comme un sacrifice perpétuel
et l’aliment vivifiant de ses fidèles,
délivrez les âmes du purgatoire, et, tout particulièrement,
celle qui a le plus de dévotion à ce mystère,
afin qu’avec votre divin Fils et l’Esprit-Saint
elle vous loue éternellement dans votre gloire Ainsi soit-il.

V/. Donnez-leur, Seigneur, le repos éternel.
R/. Et que la lumière sans fin brille sur eux.
V/. Qu’ils reposent en paix.
R/. Amen.

Divers

Mois des âmes du purgatoire : 21ème jour

Tiré du livre d’or des âmes du Purgatoire, par M.-J.-S. Benoît de J., prêtre (Montréal, 1925)
« Ce volume, contient (…) cent cinquante récits de merveilleuses apparitions des âmes du purgatoire. Tous ces traits extraordinaires ont été tirés des écrits de maîtres très renommés de la vie spirituelle. »


Cent vingt-quatrième apparition: Le Purgatoire, déjà un lieu de récompense

Dans le purgatoire, les bonnes actions sont récompensées, et les mauvaises, punies. Sainte Madeleine de Pazzi vit un jour apparaître, toute brillante d’une céleste lumière, une religieuse qui venait de mourir. Ses mains seules ne brillaient pas, parce qu’elle avait à expier quelques imperfections contre le vœu de pauvreté. Une fille lui apparut aussi, revêtue d’une robe brûlante et d’un manteau de lys. Sa robe de feu était le châtiment de sa vanité, et le manteau de lys, la récompense de sa pureté. Un prédicateur dominicain apparut à Cologne, à un autre Dominicain, sous des vêtements magnifiques et ayant une couronne d’or sur la tête. Interrogé sur la signification de ces ornements, il répondit qu’ils représentaient les âmes qu’il avait sauvées par ses prédications et que sa couronne d’or était le prix de sa fidélité à observer les règles de son ordre. Il fit connaître, cependant, qu’il souffrait encore en purgatoire pour quelques paroles inutiles, et que sa langue seule était torturée.

Mercredi
Seigneur, Dieu tout-puissant, je vous en conjure
par le Sang précieux que votre Fils Jésus a versé
en portant la croix dans les rues de Jérusalem,
délivrez les âmes du purgatoire
et, en particulier, celle qui est, devant vous, la plus riche en mérites,
afin qu’élevée très haut dans la gloire qu’elle attend,
elle vous loue et vous bénisse dans l’éternité. Ainsi soit-il.

V/. Donnez-leur, Seigneur, le repos éternel.
R/. Et que la lumière sans fin brille sur eux.
V/. Qu’ils reposent en paix.
R/. Amen.