Divers

Mois des âmes du purgatoire : 20ème jour

Tiré du livre d’or des âmes du Purgatoire, par M.-J.-S. Benoît de J., prêtre (Montréal, 1925)
« Ce volume, contient (…) cent cinquante récits de merveilleuses apparitions des âmes du purgatoire. Tous ces traits extraordinaires ont été tirés des écrits de maîtres très renommés de la vie spirituelle. »

Centième vingt-deuxième apparition : Une amitié sans limites (à cette occasion, rappel sur l’acte héroïque de charité)

Le P. Diégo Lainez ne cessait de répéter à ses religieux que ce n’était pas aimer véritablement que d’oublier l’ami, dès après sa mort. Il voulait que les intérêts des âmes fussent aussi à cœur par delà la tombe qu’auparavant, et lui-même en donnait l’exemple. A Munster, en Westplialie, vers le milieu du XVe siècle, éclata un mal contagieux qui faisait, chaque jour, d’innombrables victimes. La crainte empêchait de trouver facilement des personnes qui voulussent s’occuper des malheureux atteints du fléau. Alors, le P. Jean Fabricius, jésuite, se présenta et passa ses journées à soigner les malades, les confesser, les administrer, les ensevelir, et il disait ses messes pour ceux que le fléau avait emportés. Ses conseils réussirent à engager les Pères de Munster, à consacrer un jour par mois, à de solennelles prières publiques pour ces défunts. Tant d’œuvres méritoires furent récompensées par plusieurs apparitions. Certaines âmes venaient supplier le P. Jean de hâter leur délivrance, d’autres venaient le remercier. A sa mort, il poussa sa charité pour les défunts au point de prier Dieu de leur appliquer les prières, messes, indulgences, mortifications, etc., qui seraient offertes pour lui.

Mardi
Seigneur, Dieu tout-puissant,
je vous en conjure par le Sang précieux
que votre Fils Jésus a versé dans le couronnement d’épines,
délivrez les âmes du purgatoire
et, en particulier, celle qui devrait, la dernière, sortir de ces souffrances,
afin qu’elle ne doive point attendre si longtemps
pour vous louer et vous bénir dans votre gloire pour l’éternité. Ainsi soit-il.

V/. Donnez-leur, Seigneur, le repos éternel.
R/. Et que la lumière sans fin brille sur eux.
V/. Qu’ils reposent en paix.
R/. Amen.

Divers

Mois des âmes du purgatoire : 19ème jour

Tiré du livre d’or des âmes du Purgatoire, par M.-J.-S. Benoît de J., prêtre (Montréal, 1925)
« Ce volume, contient (…) cent cinquante récits de merveilleuses apparitions des âmes du purgatoire. Tous ces traits extraordinaires ont été tirés des écrits de maîtres très renommés de la vie spirituelle. »


Cent vingtième apparition : Pourquoi attendre pour faire pénitence ? (syuite)

A la mort du célèbre Jean de Louvain, dont la sainte vie faisait espérer qu’il fût monté droit au ciel, les Chartreux, à qui il avait fait de grandes aumônes, prièrent beaucoup pour son âme. Cet homme si vertueux n’échappa pas au purgatoire. Deux fois, il fut montré à ses amis qu’il avait besoin de secours. La première, pendant l’office même de ses funérailles, où une nuée épaisse et enflammée enveloppa le catafalque. Denys, à cette vue, resta tout interdit, ne sachant pas si ce feu était celui de l’enfer ou celui du purgatoire. Le démon ne manqua pas de lui dire que c’était celui de la damnation éternelle, afin de lui faire cesser ses prières, et que le défunt ne fût point secouru. Néanmoins, Denys continua de prier toute l’année, avec la même ferveur, pour l’âme du bienfaiteur de son monastère. La seconde eut lieu un an après, pendant son service anniversaire. Durant cette messe encore, une nuée en feu parut, mais moins épaisse, ce qui porta Denys à croire que Jean souffrait moins ; mais n’était pas encore au ciel. Les prières, jeûnes, pénitences, messes, etc., furent continués avec plus de ferveur. Au second service anniversaire, une belle lumière brilla sur le catafalque et remplit toute l’église de ses rayons. Le prélat était donc admis dans la troupe des élus. Songeons donc qu’il faut préparer nous-mêmes notre jugement, et diminuer notre purgatoire avant de mourir. Ne laissons point aux autres la charge de le faire, après notre mort ; car, ce calcul imprudent nous exposerait trop à être brûlés durant bien des années dans les flammes terribles du purgatoire. Ne l’oublions pas, dans notre plus cher intérêt.

Lundi
Seigneur, Dieu tout-puissant,
je vous en conjure par le Sang précieux
que votre Fils Jésus a versé dans sa cruelle flagellation,
délivrez les âmes du purgatoire
et, en particulier, celle qui est le plus près d’entrer dans votre gloire
afin qu’elle commence bientôt à vous louer
et à vous bénir dans l’éternité. Ainsi soit-il.

V/. Donnez-leur, Seigneur, le repos éternel.
R/. Et que la lumière sans fin brille sur eux.
V/. Qu’ils reposent en paix.
R/. Amen.

Divers

catéchisme : la création, un regard scientifique

Catéchisme pour adultes

mardi 20 novembre 2018 à 20h30 – Presbytère, 8 ruelle Saint-Paul

La création – Un regard scientifique
Écologie et biodiversité, homme et nature, ADN et théorie de l’évolution

A l’heure où la protection de la planète et de la nature sont des sujets hyper-médiatisés, il est important de connaître les grands données scientifiques concernant ces domaines en pleine évolution. Trop souvent dans ces domaines, sujets à l’émerveillement à bien des égards, l’Homme n’y figure que comme le grand accusé et le grand coupable, oubliant la place unique qui est la sienne dans la Création, et ouvrant la voix à de redoutables dérives.

Divers

Mois des âmes du purgatoire : 19ème jour

Tiré du livre d’or des âmes du Purgatoire, par M.-J.-S. Benoît de J., prêtre (Montréal, 1925)
« Ce volume, contient (…) cent cinquante récits de merveilleuses apparitions des âmes du purgatoire. Tous ces traits extraordinaires ont été tirés des écrits de maîtres très renommés de la vie spirituelle. »

Cent dix-huitième apparition : Pourquoi attendre pour faire pénitence ?
Celui qui expie ses fautes ici-bas paie, avec un sou, pour mille ducats, qu’il aurait à souffrir en purgatoire, disait souvent sainte Catherine de Gênes. Il ne faut pas mettre notre confiance dans les autres, pour l’expiation de nos fautes, après la mort ; car nous risquerions de gémir longtemps dans les terribles feux du purgatoire. Expions nos fautes nous-mêmes, le plus possible, par toutes sortes de bonnes œuvres, surtout par des messes, communions, indulgences, aumônes, etc. Denys-le-Chartreux assista à la mort d’un novice, dans la chartreuse de Ruremonde. Ce jeune homme, averti de sa mort prochaine, montra une grande terreur du purgatoire, parce qu’il n’avait pas accompli sa promesse de lire, deux fois, les cent cinquante psaumes de David. Afin de l’encourager dans son agonie, Denys lui promit de les réciter lui-même, en son nom. Mais il oublia bientôt sa promesse. L’âme du défunt le vint trouver, toute triste, et lui dit ces simples mots : “Pitié ! pitié !” Denys, étonné, confus, essaya de prouver qu’il n’avait pas fait cet oubli par manque de cœur ; mais l’âme lui cria, d’un ton suppliant : “Ah ! si vous enduriez la millième partie de mes tourments, vous n’admettriez pas l’excuse, en apparence la plus légitime ; mais vous ne différeriez pas d’une seconde.” !

Dimanche
Seigneur, Dieu tout-puissant,
je vous en conjure par le Sang précieux
que votre Fils Jésus a versé au Jardin des Oliviers,
délivrez les âmes du purgatoire
et, en particulier, les plus délaissées de toutes ;
introduisez-les dans votre gloire
pour vous louer et vous bénir dans l’éternité. Ainsi soit-il.

V/. Donnez-leur, Seigneur, le repos éternel.
R/. Et que la lumière sans fin brille sur eux.
V/. Qu’ils reposent en paix.
R/. Amen.

Divers

Dimanche 18 novembre : Saint Aignan

Dimanche 18 novembre : Saint Aignan
Saint Patron du diocèse

– Orléans : 10h00
– Saint-Martin d’Abbat : 8h15
– Conflans-sur-Loing : 10h30

Textes de la Messe : Pièce jointe

Messes de cette semaine
– Lundi : 19h00
– Mardi : 19h00
– Mercredi : 8h30
– Jeudi : 19h00
– Vendredi : 19h00
– Samedi : 11h00

Dimanche 25 novembre : Dernier dimanche après la Pentecôte
– Orléans : 10h00
– Saint-Martin d’Abbat : 8h15
– Conflans-sur-Loing : 17h30

Dimanche 2 décembre : Premier dimanche d’Avent
– Orléans : 10h00
– Saint-Martin d’Abbat : 8h15
– Conflans-sur-Loing : 17h30

Messe-saint-Aignan.pdf

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Mois des âmes du purgatoire : 16ème et 17ème jours

Tiré du livre d’or des âmes du Purgatoire, par M.-J.-S. Benoît de J., prêtre (Montréal, 1925)
« Ce volume, contient (…) cent cinquante récits de merveilleuses apparitions des âmes du purgatoire. Tous ces traits extraordinaires ont été tirés des écrits de maîtres très renommés de la vie spirituelle. »


Cent seizième et cent dix-septième apparitions : Piété filiale et amour paternel

Si nous aimons Dieu, nous devons faire notre possible pour délivrer les âmes du purgatoire, qui sont ses enfants bien-aimés. La charité nous fait surtout une obligation de prier pour nos parents. Le P. J.-B. Manni raconte beaucoup de traits à ce sujet surtout ceux-ci, de deux reines, dont l’une délivre sa mère, et l’autre, sa fille. Sainte Élisabeth, fille d’André, roi de Hongrie, avait une très vive dévotion pour les défunts. Elle préparait elle-même des suaires pour ensevelir les pauvres, payait leurs funérailles, les accompagnait au cimetière, priait surtout pour eux. Lorsque mourut Gertrude, sa mère, elle ne cessa d’offrir pour elle mortifications, prières, aumônes. Elle faisait surtout dire des messes. Une nuit, après tous ses pieux exercices, cette sainte s’était couchée, et elle allait s’endormir, lorsqu’elle vit paraître devant elle sa pauvre mère, vêtue de deuil, le visage triste, désolé, suppliant. La défunte se mit à genoux et lui dit : « Ma fille, vous avez à vos pieds votre mère accablée de douleur, qui vient vous conjurer de multiplier vos suffrages, afin d’être délivrée des tourments épouvantables qu’elle souffre. Oh ! au nom des veilles et fatigues que m’a coûtées votre éducation, je vous supplie de tout faire pour me tirer des supplices où je suis plongée. » Élisabeth, émue autant qu’épouvantée, se lève promptement pour prier, pleurer, se frapper de durs coups de discipline, en présence de Notre-Seigneur. Le sommeil la surprit dans ces actes de charité, qu’elle ne voulait pas interrompre. Or, sa mère revint alors ; mais toute différente ; elle était vêtue de blanc, joyeuse, rayonnante de joie. Elle lui rendit grâces, avec effusion, de lui avoir si promptement ouvert les portes du ciel, où elle s’envolait, puis elle disparut.

Vendredi
Seigneur, Dieu tout-puissant,
je vous en conjure par le Sang précieux
que votre divin Fils Jésus a, en ce jour, sur l’arbre de la croix, versé de ses mains et de ses pieds,
délivrez les âmes du purgatoire
et, en particulier, celle pour laquelle je suis tenu de prier davantage,
afin que ce ne soit point par ma faute qu’elle n’entre pas aussitôt
dans votre gloire pour vous louer et vous bénir éternellement. Ainsi soit-il.

V/. Donnez-leur, Seigneur, le repos éternel.
R/. Et que la lumière sans fin brille sur eux.
V/. Qu’ils reposent en paix.
R/. Amen.

Une autre sainte Élisabeth, reine de Portugal, ne fit pas moins pour sa fille, la reine Constance. Cette jeune princesse était reine de Castille. Or, une mort inopinée l’enleva à l’affection de sa famille et de ses sujets. Élisabeth venait d’apprendre ce malheur, et elle se rendait dans la ville de Santarem, lorsque, passant près d’un bois, un ermite en sortit et se mit à courir derrière le cortège royal, en criant qu’il voulait dire un mot à la reine. Les gardes le repoussaient ; mais, la sainte l’ayant entendu, donna ordre qu’on le lui amenât. Dès qu’il fut en sa présence, il lui raconta que plus d’une fois, pendant qu’il priait dans son ermitage, la reine Constance lui était apparue et l’avait conjuré de faire savoir à sa mère qu’elle gémissait au fond du purgatoire, et qu’il fallait faire dire la messe pour elle, tous les jours, pendant un an. Sa commission faite, l’ermite se retira et ne parut plus. Les courtisans, qui avaient entendu l’ermite, s’en moquaient tout haut et le traitaient de visionnaire, d’intrigant ou de fou. Élisabeth, se tournant vers le roi, lui demanda ce qu’il en pensait. « Je crois, dit-il, qu’il est plus sage de faire ce qui vous est marqué par cet homme extraordinaire ; après tout, faire dire des messes pour notre chère fille défunte est très paternel et très chrétien. » Un saint prêtre, Ferdinand Mendez, fut chargé de les dire. Au bout de l’année, Constance se fit voir à sa sainte mère. Elle était vêtue de blanc, éclatante de lumière, et lui dit : « Maintenant, ô ma mère, je suis délivrée des tourments du purgatoire, et je m’envole vers la béatitude éternelle. » Cette vue et cette assurance remplirent Élisabeth de bonheur. Or, elle avait oublié les trois cent soixante-cinq messes qu’elle avait fait dire pour sa défunte fille. Elle se rendit à l’église pour remercier le Seigneur de la délivrance de sa fille, et y trouva le prêtre Mendez, qui lui apprit qu’il avait fini la veille, de dire ses trois cent soixante-cinq messes. C’était juste le jour où Constance était apparue, montant au ciel. Élisabeth se rappela alors la rencontre de l’ermite et ce qu’il lui avait révélé. En action de grâces, elle fit chanter un grand nombre de grand-messes et distribua beaucoup d’aumônes aux pauvres, en faveur des âmes du purgatoire. Souvenons-nous toujours que les messes sont le plus efficace moyen de soulager et délivrer les âmes du purgatoire. Faisons-en dire et faisons aussi beaucoup d’autres bonnes œuvres pour les pauvres défunts.

Samedi
Seigneur, Dieu tout-puissant,
je vous en conjure par le Sang précieux
que, sous les yeux et à la très grande douleur de sa Mère,
votre divin Fils Jésus a versé de son Cœur,
délivrez les âmes du purgatoire
et, particulièrement, celle qui avait le plus de dévotion à Notre-Dame,
afin qu’elle commence bientôt, dans votre gloire,
à vous louer et à vous bénir en ell
et elle en vous pour l’éternité Ainsi soit-il.

V/. Donnez-leur, Seigneur, le repos éternel.
R/. Et que la lumière sans fin brille sur eux.
V/. Qu’ils reposent en paix.
R/. Amen.

Divers

Mois des âmes du purgatoire : 15ème jour

Tiré du livre d’or des âmes du Purgatoire, par M.-J.-S. Benoît de J., prêtre (Montréal, 1925)
« Ce volume, contient (…) cent cinquante récits de merveilleuses apparitions des âmes du purgatoire. Tous ces traits extraordinaires ont été tirés des écrits de maîtres très renommés de la vie spirituelle. »


Cent quatorzième apparition : Peu vont au Ciel sans aller d’abord au purgatoire (suite 2)
Souvent les justes, ornés des plus belles vertus, ont besoin d’aller au purgatoire, avant de monter au ciel. Voici encore un trait de plus, qui le prouve. Cornélie Lampoguana, dame de Milan, s’était liée d’une étroite amitié avec une religieuse dominicaine. Elles se promirent que, si Dieu le voulait, la première qui mourrait apparaîtrait à l’autre. Cinq ans après, Cornélie mourut. Au bout de quelque temps, la sœur appeler. Reconnaissant aussitôt la voix, elle éprouva une grande joie et s’écria : « C’est vous, Madame Cornélie ? Oh ! que je suis heureuse de vous voir ! Dites-moi vite si vous avez le bonheur d’être au ciel. – Pas encore, répondit la dame. » Et elle ajouta : « Oh ! combien les jugements de Dieu sont différents de ceux des hommes ! Je suis retenue dans le purgatoire, et j’y dois rester encore quelque temps, afin d’expier les fautes de ma vie. Cependant, mon supplice sera bientôt terminé. Venez avec moi, vous verrez des choses merveilleuses.” A peine eurent-elles fait quelques pas, qu’elles se trouvèrent dans un grand jardin, où l’on ne voyait que des vignes en fleurs, et sur leurs feuilles, des lettres imprimées. « Lisez ces feuilles », dit l’apparition. La sœur se penche, assemble les lettres, et trouve écrits tous ses défauts, dans lesquels elle tombait chaque jour, par fragilité. Étonnée de cette merveille, elle se demandait pourquoi cette accusation écrite sur des feuilles. « Il n’y a point à vous étonner ainsi, ma sœur, dit la défunte. Avez-vous oublié que le Sauveur a dit qu’il était la vigne et que, nous, nous en étions les branches ? Les feuilles sont nos actions, dans lesquelles reste le bien ou le mal qui les ont accompagnées ou inspirées. Pour entrer au ciel, il faut que les feuilles du mal soient purifiées. Regardez de près, ma sœur, vous verrez qu’il ne vous reste que peu à effacer. Vos manquements sont encore nombreux ; mais il ne le sont pas autant que les miens. Vous allez en voir une image tout de suite. » Elles firent encore quelques pas en avant, et arrivèrent à un autre jardin, rempli également de vignes, dont les branches s’étendaient de tous côtés et couvraient le sol. La religieuse s’approcha avec empressement pour lire les feuilles ; mais l’âme la retint : « Arrêtez, lui dit-elle, car le Seigneur ne veut pas que vous découvriez tout de suite mes fautes envers lui ; il m’épargne cette humiliation. Lisez seulement ce qui est tout près de vous. » Elle le fit, et trouva les manquements qu’elle avait faits à l’église : irrévérences, paroles inutiles, etc. « Ô bon Jésus, s’écria la sœur, d’où vient tant de fautes ? Pourquoi, après tant de communions, de confessions, d’indulgences, etc., restent-elles encore pour vous accuser ? – De ces indulgences, répondit la défunte, je n’en ai gagné que trois ou quatre, à cause de mon manque de ferveur. Mais j’ai confiance dans mon doux Sauveur, qui me console souvent par la vue de mon ange gardien. Ce fidèle ami m’obtiendra de précieux secours, et, bientôt, je serai réunie à Jésus et à Marie. » La vision disparut après ces paroles, en ajoutant : « Priez pour moi, et que la paix soit avec vous ! » Comme la religieuse ne savait que croire de ce qu’elle avait vu, le lendemain, Cornélie vint encore la trouver et lui dit : « Ce que vous avez vu et entendu hier est véritable. Je suis vraiment Cornélie, et c’est pour accomplir la promesse que nous nous sommes faite à l’église, que je suis venue vous trouver. Je vous conjure de dire trois Salve Regina, et de les faire dire aux religieuses de votre couvent, en l’honneur de la pureté, de l’obéissance et de l’humilité de la divine Marie. Elle daigne venir me visiter chaque jour, et m’encourage dans mes peines, qui vont prendre fin. » Le jour de l’Assomption, elle se fit voir de nouveau toute triomphante, dépouillée de ses anciens vêtements de deuil, comme baignée dans une ineffable lumière. Elle était enfin admise en paradis, et son âme débordait de bonheur. Combien nous devons redouter ce jugement incorruptible de Dieu, qui scrute jusqu’aux dernières légèretés, dans les cœurs mêmes qui lui sont le plus unis par la sainteté. Préparons-nous-y donc par une vie vraiment chrétienne. Prions, faisons dire des messes pour les pauvres défunts, qui nous rendront cent pour un.

Jeudi
Seigneur, Dieu tout-puissant,
je vous en conjure par la Chair et le Sang de votre divin Fils Jésus,
que lui-même, la veille de sa douloureuse Passion,
il a donnés en nourriture et en breuvage à ses Apôtres,
et qu’il a laissés à son Église tout entière comme un sacrifice perpétuel
et l’aliment vivifiant de ses fidèles,
délivrez les âmes du purgatoire, et, tout particulièrement,
celle qui a le plus de dévotion à ce mystère,
afin qu’avec votre divin Fils et l’Esprit-Saint
elle vous loue éternellement dans votre gloire Ainsi soit-il.

V/. Donnez-leur, Seigneur, le repos éternel.
R/. Et que la lumière sans fin brille sur eux.
V/. Qu’ils reposent en paix.
R/. Amen.

Divers

Mois des âmes du purgatoire : 14ème jour

Tiré du livre d’or des âmes du Purgatoire, par M.-J.-S. Benoît de J., prêtre (Montréal, 1925)
« Ce volume, contient (…) cent cinquante récits de merveilleuses apparitions des âmes du purgatoire. Tous ces traits extraordinaires ont été tirés des écrits de maîtres très renommés de la vie spirituelle. »


Cent treizième apparition: Peu vont au Ciel sans aller d’abord au purgatoire (suite)
Don Bernardin de Mendoza avait donné une maison et un beau jardin, situés à Valladolid, pour y fonder un monastère en l’honneur de la Mère de Dieu. Il fit prier sainte Thérèse de venir le bâtir au plus tôt, comme s’il eût eu le pressentiment de sa mort prochaine. Or, cette aumône devait être bien profitable à son âme. Bernardin fut bientôt surpris par une fièvre maligne, qui l’emporta avant même d’avoir pu recevoir les sacrements et d’avoir vu Thérèse. Celle-ci était alors à Alcala. En apprenant cette mort, si rapide, elle se mit à prier pour son bienfaiteur. Notre-Seigneur lui fit connaître que Bernardin était mort en bonnes dispositions, et qu’il serait délivré du purgatoire à la première messe qui serait dite dans le monastère qui devait être bâti sur le terrain qu’il avait donné. Sainte Thérèse partit tout de suite pour Valladolid, afin de commencer la construction de ce monastère ; mais elle fut obligée de s’arrêter à Avila et d’y rester plusieurs jours. Comme elle s’y tenait, un matin, en prière, Notre-Seigneur la pressa lui-même d’aller bâtir le monastère de Valladolid, afin que la pauvre âme fût délivrée au plus tôt. Elle s’y rendit sans retard et fit commencer la construction. Mais, voyant que cela prendrait du temps, elle obtint de l’évêque l’autorisation de construire une petite chapelle temporaire à l’usage de quelques sœurs, qui l’avaient accompagnée. Au bout de quelques jours, le P. Julien y dit la messe. Au moment de donner la sainte communion à Thérèse, il la vit en extase, comme cela arrivait souvent, à ce moment-là. C’était l’âme du défunt, qui lui était apparue inondée de joie divine, brillante comme le soleil, et prenant son vol vers le ciel. Elle ne cessa de bénir le Seigneur pour cette grâce, qui lui était aussi précieuse que si elle eût été faite à elle-même. Voilà comment fut récompensé Bernardin, pour son aumône. S’il nous est possible, faisons-en nous aussi, et nous nous en réjouirons, au moins à notre mort. De plus, prions beaucoup afind’expier nos péchés ici-bas, au lieu d’attendre d’aller s’en faire purifier dans les terribles feux du purgatoire.

Mercredi
Seigneur, Dieu tout-puissant, je vous en conjure
par le Sang précieux que votre Fils Jésus a versé
en portant la croix dans les rues de Jérusalem,
délivrez les âmes du purgatoire
et, en particulier, celle qui est, devant vous, la plus riche en mérites,
afin qu’élevée très haut dans la gloire qu’elle attend,
elle vous loue et vous bénisse dans l’éternité. Ainsi soit-il.

V/. Donnez-leur, Seigneur, le repos éternel.
R/. Et que la lumière sans fin brille sur eux.
V/. Qu’ils reposent en paix.
R/. Amen.

Divers

Mois des âmes du purgatoire : 13ème jour

Tiré du livre d’or des âmes du Purgatoire, par M.-J.-S. Benoît de J., prêtre (Montréal, 1925)
« Ce volume, contient (…) cent cinquante récits de merveilleuses apparitions des âmes du purgatoire. Tous ces traits extraordinaires ont été tirés des écrits de maîtres très renommés de la vie spirituelle. »

Centième onzième et cent douzième apparitions : Peu vont au Ciel sans aller d’abord au purgatoire.

Les prières du prophète Élie étaient, au dire de S. Augustin, comme la clef du ciel. Ces mêmes paroles sont à bon droit appliquées à ces chrétiens pleins de charité envers les âmes du purgatoire. Parmi eux, sainte Thérèse doit être placée au premier rang car ses prières en faveur des défunts, avaient une merveilleuse efficacité. Elle raconte elle-même les efforts du démon pour la détourner d’un si charitable exercice. « Un jour, dit-elle, je me retirai dans la chapelle pour y réciter l’office des Morts. A ce moment, parut un monstre horrible, qui se plaça tout à coup sur mon livre, en sorte que je ne pouvais plus lire, ni continuer mes prières. Je me défendis par des signes de croix, et l’esprit maudit se retira par trois fois ; mais il revenait me causer le même trouble, dès que je continuais à lire l’office. Il m’était impossible de l’éloigner, si ce n’est en jetant de l’eau bénite sur le livre et sur lui. Dès que j’en eus jeté, il prit la fuite avec précipitation et me laissa achever mes prières. Je les avais à peine finies, que je vis sortir un certain nombre d’âmes du purgatoire : il ne leur manquait que cet office, et c’est pour cela que le démon jaloux voulait m’empêcher de le dire. De tant d’âmes dont le sort me fut révélé, je n’en vis que trois monter au ciel sans aller au purgatoire. »
Une religieuse de son couvent venait de mourir. Thérèse, empressée de prier pour elle, vit l’âme sortir de l’église et monter droit au paradis. Une autre fois, elle entendait la messe pour un P. jésuite. Tout à coup, elle vit Notre-Seigneur lui-même prendre l’âme de ce père et l’amener avec lui au ciel. Voyant donc ses prières si bien exaucées, Thérèse s’enflammait d’une ardeur nouvelle pour intercéder en faveur des pauvres âmes. De plus, elle mettait tous ses soins à répandre cette dévotion dans les monastères de son ordre.

Mardi
Seigneur, Dieu tout-puissant,
je vous en conjure par le Sang précieux
que votre Fils Jésus a versé dans le couronnement d’épines,
délivrez les âmes du purgatoire
et, en particulier, celle qui devrait, la dernière, sortir de ces souffrances,
afin qu’elle ne doive point attendre si longtemps
pour vous louer et vous bénir dans votre gloire pour l’éternité. Ainsi soit-il.

V/. Donnez-leur, Seigneur, le repos éternel.
R/. Et que la lumière sans fin brille sur eux.
V/. Qu’ils reposent en paix.
R/. Amen.

Divers

Mois des âmes du purgatoire : 11ème jour

Tiré du livre d’or des âmes du Purgatoire, par M.-J.-S. Benoît de J., prêtre (Montréal, 1925)
« Ce volume, contient (…) cent cinquante récits de merveilleuses apparitions des âmes du purgatoire. Tous ces traits extraordinaires ont été tirés des écrits de maîtres très renommés de la vie spirituelle. »

Cent huitième apparition : Ne pas négliger les sacrements
Les sacrements sont des réservoirs inépuisables de grâces et de sainteté ; des canaux intarissables de tous les biens spirituels les plus précieux. Ceux qui veulent se sauver, en les négligeant, ressemblent à ces malades insensés, qui veulent se guérir sans prendre de remèdes. L’indifférence envers les sacrements est punie très sévèrement après la mort. En 1589, au monastère de Sainte-Marie-des-Anges, à Florence, mourut une religieuse très estimée de ses sœurs, qui se fit bientôt voir à sainte Madeleine de Pazzi, pour demander d’être secourue dans le rigoureux purgatoire auquel elle était condamnée. La sainte était en prière devant l’autel du Saint-Sacrement, lorsqu’elle aperçut la défunte, agenouillée au milieu de l’église, avec un aspect assez étrange : elle avait un manteau de flammes qui la consumaient, à l’exception de la poitrine, que protégeait un voile pendu à son cou. Madeleine s’étonnait de voir une de ses sœurs dans ce tourment : elle lui demanda ce que cela signifiait : « Je souffre ainsi, lui dit-elle, pour n’avoir pas été assez dévote au Saint-Sacrement, pour avoir communié rarement et avec négligence. Pour cela, la divine justice m’a condamnée à venir, chaque jour, dans l’église du monastère, pour rendre mes devoirs à la sainte Eucharistie ; enfin, j’ai une grande reconnaissance à Dieu, qui m’a donné, en récompense de ma pureté, le voile qui me met la poitrine à l’abri du feu, qui me consume le reste du corps. » Ce récit toucha profondément la sainte, qui se mit à prier, à communier, à faire pénitence pour cette âme, jusqu’à ce qu’il lui fût révélé qu’elle était délivrée. Madeleine racontait souvent ce fait merveilleux, afin d’exciter au zèle pour la sainte communion.

Dimanche
Seigneur, Dieu tout-puissant,
je vous en conjure par le Sang précieux
que votre Fils Jésus a versé au Jardin des Oliviers,
délivrez les âmes du purgatoire
et, en particulier, les plus délaissées de toutes ;
introduisez-les dans votre gloire
pour vous louer et vous bénir dans l’éternité. Ainsi soit-il.

V/. Donnez-leur, Seigneur, le repos éternel.
R/. Et que la lumière sans fin brille sur eux.
V/. Qu’ils reposent en paix.
R/. Amen.