Divers

Mois des âmes du purgatoire : 29ème jour

Tiré du livre d’or des âmes du Purgatoire, par M.-J.-S. Benoît de J., prêtre (Montréal, 1925)
« Ce volume, contient (…) cent cinquante récits de merveilleuses apparitions des âmes du purgatoire. Tous ces traits extraordinaires ont été tirés des écrits de maîtres très renommés de la vie spirituelle. »

Quatre-vingtième apparition: Le pardon

Pardonner une offense reçue pour l’amour des âmes du purgatoire est très efficace pour les soulager. A Bologne, Italie, une veuve noble avait un fils unique, qu’elle aimait tendrement. Cet enfant avait coutume de jouer sur la place publique avec ceux de son âge. Un jour, un étranger, qui passait par là, troubla ses jeux avec un mauvais vouloir évident. L’enfant lui cria de rester tranquille. L’inconnu tire aussitôt son épée et la lui passe à travers le corps. Il n’eut pas plutôt accompli ce crime, qu’il fut saisi de crainte, et, son épée sanglante à la main, se mit à courir jusqu’à ce que, voyant une porte ouverte, il se précipita dans cette maison pour s’y cacher. C’était la maison de l’enfant assassiné. Il monte rapidement l’escalier, et arrive dans l’appartement de la noble veuve, qu’il ne connaissait pas. A la vue de cet homme, de cette épée couverte de sang, elle demeure interdite. Entendant l’étranger lui demander, au nom de Dieu, asile contre ceux qui le poursuivaient, elle l’enferma dans une cachette en promettant de ne le point livrer. Cependant, les officiers de la justice l’ayant vu entrer dans cette maison, ils y pénétrèrent bientôt, le cherchèrent dans tous les coins, sans le trouver. Comme ils allaient sortir, ils demandèrent à la dame si elle savait que c’était son fils qui avait été tué par cet assassin ? A ces paroles, la mère tombe évanouie. Quand elle revint à elle, on crut qu’il serait impossible de la sauver, tant ce coup l’avait frappée au vif. Mais bientôt une grande énergie s’empara d’elle, et, s’en remettant à la Providence, elle pardonna cette si cruelle injure. Bien plus, elle résolut de faire le bien pour le mal et d’agir envers le meurtrier de son fils comme elle aurait agi pour son fils lui-même. Sans tarder, elle va le trouver, dans sa cachette, ne lui fait pas un reproche, lui remet une bourse, avec un cheval qu’elle avait fait seller et l’engage à se soustraire, par la fuite, aux recherches de la police. Ensuite, cette pauvre mère, toute à sa douleur, se retira dans sa chambre, devant une image de Notre-Seigneur, et y pria pour son cher défunt. A l’instant, celui-ci se fit voir à elle, brillant comme un soleil, le visage heureux, et lui dit : « Bonne nouvelle, chère mère ! Séchez vos larmes ; il ne faut point me plaindre, mais envier mon sort. La générosité chrétienne dont vous avez fait preuve envers mon assassin m’a tiré immédiatement du purgatoire. La justice divine m’avait condamné à de longues années de souffrances pour mes fautes ; mais votre pardon a terminé, en un instant, mon expiation, et je suis auprès de mon Dieu, où je resterai pendant l’éternité. » Puis il disparut, laissant sa mère heureuse d’une si bonne nouvelle, pour elle. Sachons donc, nous aussi, pardonner les torts qui nous sont faits, puisque cela est si méritoire et plaît tant au bon Dieu. Les mérites ne valent-ils pas mieux que les vengeances ?

Mercredi
Seigneur, Dieu tout-puissant, je vous en conjure
par le Sang précieux que votre Fils Jésus a versé
en portant la croix dans les rues de Jérusalem,
délivrez les âmes du purgatoire
et, en particulier, celle qui est, devant vous, la plus riche en mérites,
afin qu’élevée très haut dans la gloire qu’elle attend,
elle vous loue et vous bénisse dans l’éternité. Ainsi soit-il.

V/. Donnez-leur, Seigneur, le repos éternel.
R/. Et que la lumière sans fin brille sur eux.
V/. Qu’ils reposent en paix.
R/. Amen.

Divers

Mois des âmes du purgatoire : 28ème jour

Tiré du livre d’or des âmes du Purgatoire, par M.-J.-S. Benoît de J., prêtre (Montréal, 1925)
« Ce volume, contient (…) cent cinquante récits de merveilleuses apparitions des âmes du purgatoire. Tous ces traits extraordinaires ont été tirés des écrits de maîtres très renommés de la vie spirituelle. »

Soixante-dix-neuvième apparition: La communion eucharistique pour les âmes du purgatoire

Saint Thomas d’Aquin et beaucoup d’autres Pères de l’Église ont regardé comme une figure de la sainte Eucharistie, l’arbre de vie planté au milieu du ciel et dont parle S. Jean, dans l’Apocalypse. Cet arbre donnait des fruits à tous les mois ; ses feuilles même étaient utiles au salut des nations. « De même que la corruption et la mort nous sont venues de l’arbre de la science du bien et du mal, dit S. Thomas, de même aussi la justification et la vie doivent commencer en nous par une nourriture sainte, celle de l’arbre de vie, qui est le corps du Seigneur, dans l’Eucharistie. » Le Pape Adrien VI nous dit que quiconque prie pour les âmes du purgatoire, à plus forte raison communie pour elles, les oblige àlui rendre des services égaux. Les communions pour les morts sont très agréables à Dieu, comme l’enseignent les saints et diverses apparitions miraculeuses. L’Archange S. Michel s’est plusieurs fois montré assistant aux communions pour les défunts. En 1615, comme une communion générale se faisait pour les morts, dans l’église de Sainte-Marie au delà du Tibre, à Rome, une foule de peuple y accourut. Il s’y trouvait un étranger qui visitait les monuments de la ville. Cet homme se promenant en face de l’église, en vit sortir un pauvre qui lui demanda l’aumône, pour l’amour de Dieu. Il la lui refusa. Mais le pauvre fit cette demande jusqu’à trois fois. Il reçut enfin une pièce de monnaie. Alors, ce pauvre mendiant, changeant ses prières en des paroles de maître, lui dit : « Gardez votre argent. Je n’en ai pas besoin, tandis que vous avez grand besoin, vous, de la divine miséricorde pour vous convertir et changer de vie ; car vous êtes un pécheur bien coupable. Sachez que je suis venu du mont Gargan, pour assister à la communion pour les morts, qui se fait dans cette église, avec le dessein de vous avertir de changer de vie. Voici vingt ans que vous menez une existence déplorable, excitant contre vous la divine justice, sans qu’une seule confession vous ait lavé de toutes vos souillures. Hâtez-vous de faire pénitence. L’épée du souverain juge est déjà suspendue sur votre tête, et elle tirera vengeance de tant de crimes. » Le pécheur, à ce discours, demeura tout interdit. Son étonnement fut bien plus grand encore, quand il vit ce pauvre disparaître comme une nuée qui se dissipe. La grâce agissant en lui, il alla se confesser ; car il ne doutait pas que ce ne fût une des âmes délivrées par les communions qui se faisaient alors, qui était venue le convertir. Le mont Gargan est célèbre par une apparition de l’archange S. Michel, auquel on y a élevé une magnifique église. Quelques-uns ont pensé que ce mendiant, qui disait venir du mont Gargan, n’était autre que l’archange lui-même. Quoi qu’il en soit, la conversion de ce pécheur, par un tel miracle, au même moment où l’on priait et communiait pour les âmes du purgatoire, montre que cette dévotion est sainte et qu’elle profite aux vivants comme aux morts. Communions donc très souvent pour les défunts. Nous en retirerons un double profit : les mérites, les grâces de cette sainte action, et la protection des pauvres âmes que nous aurons secourues.

Mardi
Seigneur, Dieu tout-puissant,
je vous en conjure par le Sang précieux
que votre Fils Jésus a versé dans le couronnement d’épines,
délivrez les âmes du purgatoire
et, en particulier, celle qui devrait, la dernière, sortir de ces souffrances,
afin qu’elle ne doive point attendre si longtemps
pour vous louer et vous bénir dans votre gloire pour l’éternité. Ainsi soit-il.

V/. Donnez-leur, Seigneur, le repos éternel.
R/. Et que la lumière sans fin brille sur eux.
V/. Qu’ils reposent en paix.
R/. Amen.

Divers

Mois des âmes du purgatoire : 27ème jour

Tiré du livre d’or des âmes du Purgatoire, par M.-J.-S. Benoît de J., prêtre (Montréal, 1925)
« Ce volume, contient (…) cent cinquante récits de merveilleuses apparitions des âmes du purgatoire. Tous ces traits extraordinaires ont été tirés des écrits de maîtres très renommés de la vie spirituelle. »

Soixante-quatorzième apparition : Jésus-Christ rend cent pour un

Combien de prières, de mérites et de grâces, s’assure à lui-même, celui qui offre ses bonnes œuvres pour le soulagement des âmes du purgatoire. Il se prépare des avocates dévouées, qui lui obtiendront ce qui lui est nécessaire ici-bas, et le salut dans l’autre vie. Les anges gardiens de ces âmes lui rendront au centuple ce qu’il aura fait pour leurs protégées. Les saints du ciel feront aussi la même chose pour lui. Quelle récompense ne donnera pas Notre-Seigneur lui-même, à celui qui lui aide à faire entrer plus tôt au ciel, ces âmes qu’il a rachetées et qu’il aime tant. Denis-le-Chartreux raconte que sainte Gertrude offrait toutes ses journées à Dieu, multipliait ses prières, bonnes œuvres, aumônes, mortifications, etc., pour le soulagement des âmes du purgatoire. Jésus-Christ lui fit plusieurs fois connaître les âmes qui en avaient le plus besoin. Alors, elle redoublait, pour elles, de prières et de pénitences. Souvent ces âmes lui apparaissaient, en quittant le purgatoire, et la comblaient de bénédictions. Elle arriva ainsi à la vieillesse. Couchée sur son lit de mort, le démon chercha à lui faire croire qu’elle n’avait délivré tant d’âmes du purgatoire, que pour aller prendre leur place, puisqu’elle leur avait donné tous ses mérites satisfactoires et n’avait rien gardé pour elle. Elle commença à se lamenter : « Oh ! que je suis malheureuse, se disait-elle ! Dans peu d’instants, je vais mourir, je vais rendre de toute ma vie le compte le plus rigoureux. Comment pourrais-je être délivrée du purgatoire, puisque je n’ai rien gardé de tous mes mérites ? Mon Dieu, permettrez-vous que j’aie un long et terrible purgatoire, parce que j’aurai été trop généreuse envers les défunts ? » Au même moment, elle voit Notre-Seigneur qui lui demande : « Pourquoi donc es-tu si triste ? – Seigneur, répond-elle, je crains de mourir et d’aller longtemps au lieu de l’expiation, parce que j’ai donné tous mes mérites satisfactoires aux âmes du purgatoire, comme vous le savez bien. – Ma fille, lui dit Notre-Seigneur, en souriant, afin que tu saches combien ta charité envers ces âmes m’a été agréable, je t’annonce que tu ne passeras pas par le purgatoire. De plus, comme j’ai promis cent pour un à tous ceux qui me servent, j’augmenterai d’autant ta gloire au ciel que tu as secouru les défunts. Toutes les âmes que tu as soulagées viendront à ta rencontre et t’introduiront dans le paradis, au milieu de leurs cantiques de joie. » La sainte ne pouvait se contenir de joie à cette divine assurance. Elle eut à peine le temps de faire connaître cette heureuse nouvelle à ses sœurs, qu’elle expira le sourire sur les lèvres, les yeux animés d’une clarté merveilleuse, comme une prédestinée qui ne doute point de son salut. Si donc nous voulons mourir en prédestinés et être grandement soulagés en purgatoire, prions pour les pauvres défunts. C’est si facile de le faire: nous n’avons qu’à le vouloir.

Lundi
Seigneur, Dieu tout-puissant,
je vous en conjure par le Sang précieux
que votre Fils Jésus a versé dans sa cruelle flagellation,
délivrez les âmes du purgatoire
et, en particulier, celle qui est le plus près d’entrer dans votre gloire
afin qu’elle commence bientôt à vous louer
et à vous bénir dans l’éternité. Ainsi soit-il.

V/. Donnez-leur, Seigneur, le repos éternel.
R/. Et que la lumière sans fin brille sur eux.
V/. Qu’ils reposent en paix.
R/. Amen.

Divers

Mois des âmes du purgatoire : 19ème jour

Tiré du livre d’or des âmes du Purgatoire, par M.-J.-S. Benoît de J., prêtre (Montréal, 1925)
« Ce volume, contient (…) cent cinquante récits de merveilleuses apparitions des âmes du purgatoire. Tous ces traits extraordinaires ont été tirés des écrits de maîtres très renommés de la vie spirituelle. »


Soixante-treizième apparition: Les saints
Les âmes du purgatoire sont protégées par les saints, auxquels elles ont eu de la dévotion, pendant leur vie. Une vision de la bienheureuse Jeanne-de-la-Croix nous en est une preuve. Un évêque avait eu du respect et de l’estime pour elle, mais il ne voulut plus la voir, après qu’elle lui eût fait, par inspiration d’en haut, de charitables remontrances. Cet évêque négligeait parfois ses devoirs et était trop orgueilleux. Il mourut bientôt. A peine Jeanne l’eut-elle appris que, voulant rendre le bien pour le mal, elle fit son possible pour soulager cette âme. Une nuit, qu’elle priait encore avec plus de ferveur pour ce défunt, il lui apparut avec un visage abattu et dans un état lamentable. Il avait des chaînes de feu à la bouche ; ses vêtements n’étaient que de misérables haillons ; il était humilié au delà de toute expression, et comme il ne pouvait parler, ses soupirs manifestaient ses tourments. On voyait sur son front et sur sa tête des taches, indices des péchés qu’il avait commis. Derrière lui suivaient des âmes qu’il avait portées au péché par ses exemples de relâchement. Les démons l’environnaient et le tourmentaient aussi, de mille façons douloureuses et humiliantes. La bienheureuse Jeanne en fut consternée à l’excès, d’autant plus qu’elle ignorait si ce prélat était damné ou seulement en purgatoire. Elle s’adressa à son ange gardien, qu’elle voyait toujours, mais il répondit que Dieu le lui ferait savoir en temps utile. Elle continua donc à prier de plus en plus pour cette âme infortunée. « Seigneur, disait-elle, vous savez avec quelle dévotion ce défunt priait son patron, qu’il avait fait peindre son image, qu’il implorait ses suffrages. Ayez égard, je vous en conjure, à ses bonnes pratiques et délivrez-le des supplices où vous me l’avez fait voir ». Pendant plusieurs jours, elle redit cette prière. Tout à coup, la porte de sa chambre s’ouvre, l’image du saint patron apparaît et l’âme du prélat est derrière elle. Après avoir salué Jeanne, elle lui dit, « Je suis l’âme de celui pour lequel vous avez tant prié. Grâce à vos prières et à celles de mon saint patron, Dieu a usé de miséricorde envers moi. Cette image m’a défendu des assauts du démon. Le Seigneur allège mes tourments; mon épreuve touche à sa fin et j’espère que vous travaillerez encore à l’abréger ! – Qu’il en soit ainsi, s’écria Jeanne, et béni soit Dieu qui vous a préservé de l’enfer ! » Jeanne continua à prier pour lui jusqu’au moment où Dieu lui révéla qu’il était sorti du purgatoire. C’est Jeanne elle-même qui fit le récit de ces choses à ses religieuses, afin de leur inspirer la crainte des jugements de Dieu, la dévotion aux saints, et le zèle pour le soulagement des âmes du purgatoire. Ayons, nous aussi, la crainte des jugements de Dieu, la dévotion aux saints et un grand dévouement pour les défunts.

Dimanche
Seigneur, Dieu tout-puissant,
je vous en conjure par le Sang précieux
que votre Fils Jésus a versé au Jardin des Oliviers,
délivrez les âmes du purgatoire
et, en particulier, les plus délaissées de toutes ;
introduisez-les dans votre gloire
pour vous louer et vous bénir dans l’éternité. Ainsi soit-il.

V/. Donnez-leur, Seigneur, le repos éternel.
R/. Et que la lumière sans fin brille sur eux.
V/. Qu’ils reposent en paix.
R/. Amen.

Divers

Dimanche 26 novembre : Dernier dimanche après la Pentecôte

Dimanche 26 novembre : Dernier dimanche après la Pentecôte
– Orléans : 10h00
– Saint-Martin d’Abbat : 8h15
– Conflans-sur-Loing : 17h30

Textes de la Messe : ici

Messes de cette semaine (Notre-Dame de Recouvrance)
– lundi : 19h00
– Mardi : 19h00
– Mercredi : 8h30
– Jeudi : 19h00

– Vendredi – 1er vendredi du mois
19h00 : Messe du Sacré-Coeur ; exposition du Saint-Sacrement jusqu’à 20h30 – Confessions

– Samedi – 1er samedi du mois
11h00 : Messe du Cœur immaculé de Marie, suivie du chapelet médité – Confessions

Dimanche 3 décembre : Premier dimanche de l’Avent
– Orléans : 10h00
– Saint-Martin d’Abbat : 8h15
– Conflans-sur-Loing : 10h30

Dimanche 10 décembre : Deuxième dimanche de l’Avent
– Orléans : 10h00
– Saint-Martin d’Abbat : 8h15
– Conflans-sur-Loing : 17h30

Dimanche 17 décembre : Troisième dimanche de l’Avent
– Orléans : 10h00
– Saint-Martin d’Abbat : 11h00
– Conflans-sur-Loing : 17h30

Dimanche 24 décembre : Vigile de Noël
– Orléans : 10h00
– Saint-Martin d’Abbat : 8h15
– Conflans-sur-Loing : 10h30

Divers

Mois des âmes du purgatoire : 24ème jour

Tiré du livre d’or des âmes du Purgatoire, par M.-J.-S. Benoît de J., prêtre (Montréal, 1925)
« Ce volume, contient (…) cent cinquante récits de merveilleuses apparitions des âmes du purgatoire. Tous ces traits extraordinaires ont été tirés des écrits de maîtres très renommés de la vie spirituelle. »

Soixantième-cinquième et soixante-sixième apparitions : Quelle cloche pour nous avertir ?

Le P. Ferdinand de Castille rapporte deux prodiges opérés par le Seigneur dans le couvent de S.-Dominique, à Zamora, ville du royaume de Léon, en Espagne. Il arrivait que la cloche du couvent sonnait d’elle-même, et l’expérience fit connaître que c’était l’avertissement de la mort prochaine de quelqu’un des religieux. Aussi, quand on entendait ce son lugubre, chacun se préparait au redoutable passage, par la réception des sacrements, par des prières et des pénitences. L’inquiétude générale ne cessait que lorsqu’un des religieux était frappé et quittait la terre. Cette cloche était comme la voix dont il est parlé dans Isaïe : « Mets ordre à tes affaires,car tu vas mourir ». Voici le second trait : Il y avait, dans ce couvent, un religieux très vertueux, uni d’amitié avec un P. Franciscain, non moins saint. Un jour, s’entretenant de cette cloche merveilleuse, ils s’engagèrent à se visiter après la mort; c’est-à-dire, que celui qui quitterait ce monde le premier apparaîtrait au survivant, afin que s’il gémissait dans le purgatoire, il pût être soulagé par les prières de son ami. Ce fut le P. Franciscain qui mourut le premier. Peu après sa mort il apparut au Dominicain. Après l’avoir salué affectueusement, il lui apprit qu’il lui restait beaucoup à souffrir, pour des choses légères, qu’il n’avait pas expiées. Pour exciter son ami à travailler à sa délivrance, il lui fit voir les flammes cruelles dont il était dévoré. « Rien sur la terre, lui dit-il, ne peut vous donner une idée de l’ardeur de ce feu. En voulez-vous une preuve ? » Il posa sa main sur une table et elle s’y enfonça profondément. Cette table se conserve encore à Zamora, comme un perpétuel monument de ce miracle. Quel ne fut pas l’étonnement du Dominicain, et avec quelle ardeur ne s’efforça-t-il pas de délivrer son ami ! Ces deux merveilles excitèrent beaucoup les Dominicains à se préparer à la mort et à soulager les âmes du purgatoire. Encore une fois, si les saints sont si cruellement traités, après la mort, que n’ont point à craindre les chrétiens ordinaires, qui multiplient les péchés les plus graves et ne les expient presque pas ! Et comme nous n’avons pas de cloche merveilleuse pour nous avertir du moment de notre mort, soyons toujours prêts à mourir.

Vendredi
Seigneur, Dieu tout-puissant,
je vous en conjure par le Sang précieux
que votre divin Fils Jésus a, en ce jour, sur l’arbre de la croix, versé de ses mains et de ses pieds,
délivrez les âmes du purgatoire
et, en particulier, celle pour laquelle je suis tenu de prier davantage,
afin que ce ne soit point par ma faute qu’elle n’entre pas aussitôt
dans votre gloire pour vous louer et vous bénir éternellement. Ainsi soit-il.

V/. Donnez-leur, Seigneur, le repos éternel.
R/. Et que la lumière sans fin brille sur eux.
V/. Qu’ils reposent en paix.
R/. Amen.

Divers

Mois des âmes du purgatoire : 23ème jour

Tiré du livre d’or des âmes du Purgatoire, par M.-J.-S. Benoît de J., prêtre (Montréal, 1925)
« Ce volume, contient (…) cent cinquante récits de merveilleuses apparitions des âmes du purgatoire. Tous ces traits extraordinaires ont été tirés des écrits de maîtres très renommés de la vie spirituelle. »

Soixantième apparition : Aimer Dieu

De célèbres docteurs de l’Église croient que certaines âmes du purgatoire n’ont d’autre châtiment que la privation de la vue de Dieu. Sainte Brigitte dit, en effet, qu’il y a un purgatoire dans lequel languissent les âmes de ceux qui n’ont pas assez aimé Dieu. C’est certainement le pire. Là, elles se sentent invinciblement portées vers ce bien suprême ; mais elles demeurent enchaînées loin de lui. Plusieurs âmes ont fait connaître, dans des apparitions merveilleuses, combien ce supplice est terrible, bien plus terrible que celui du feu. Voici l’un de ces prodiges, arrivé dans le duché de Luxembourg, examiné et déclaré authentique par le vicaire général de l’archevêque de Trêves. Le jour de la Toussaint, une fille pieuse vit tout à coup paraître devant elle l’âme d’une dame morte peu auparavant, qui lui déclara que son plus grand purgatoire était d’être privée de la vue de Dieu. Elle était vêtue de blanc, le rosaire à la main, en signe de la grande dévotion qu’elle avait toujours eue envers la Reine du ciel. Elle se fit voir ainsi plusieurs autres fois, particulièrement dans l’église, où elle se mettait à genoux près de la jeune fille, priait avec elle, l’accompagnait à la sainte table. Elle assistait à la messe et, au moment de l’élévation, son visage brillait tant, que cette fille n’avait jamais rien vu de si beau. Elle paraissait surtout à l’église parce que, ne pouvant voir Dieu face à face, là, au moins, elle pouvait contempler la divine Eucharistie, et, de plus, mieux solliciter les prières de la jeune chrétienne. Celle-ci, en effet, ne cessait de prier pour elle. Souvent, elle faisait, aussi pour elle, célébrer des messes, à l’autel de la très sainte Vierge. Un jour que cette fille était dans l’église de Notre-Dame, elle baisa les pieds de la statue, en faveur de l’âme qui lui apparaissait. En se retournant, elle vit cette âme venir à elle, pour la remercier. Elle lui dit alors que, de son vivant, elle avait fait vœu de faire dire trois messes à l’autel de la Mère de Dieu, et qu’elle ne l’avait pas accompli. Elle la supplia de faire acquitter, en son nom, cette dette sacrée, qui ajoutait à ses tourments. La jeune fille les fit célébrer sans retard. A la fin de la troisième messe, elle vit cette pauvre âme accourir à elle toute joyeuse, toute glorieuse, parce que son expiation venait d’être fort abrégée. A cette vue, la jeune fille se jeta à genoux, et, les bras en croix, se mit à réciter cinq Pater et Ave, en faveur de la défunte, qui lui soutenait les bras. Cette âme témoignait sa reconnaissance à sa bienfaitrice, surtout en lui donnant de bons conseils. Elle lui recommanda d’accomplir fidèlement les vœux qu’elle pourrait faire, parce que Dieu exige l’accomplissement fidèle de toutes les promesses qui lui sont faites. Elle lui dit de se bien garder de tout mensonge, si léger fût-il, parce que le Juge éternel ne le pouvait souffrir. Elle l’exhorta aussi à une grande dévotion envers la Mère de Dieu. « Ayez soin, lui dit-elle, toutes les fois que vous voyez son image, de répéter ces trois invocations : Mère admirable, Consolatrice des affligés, Reine de tous les saints ! Plus vous aimerez et servirez cette auguste Mère, plus vous la trouverez dévouée au terrible jugement, qui fixe notre sort éternel. » Elle lui conseillait encore d’employer toutes ses bonnes œuvres au soulagement des âmes du purgatoire, afin d’adoucir leurs terribles maux. Or, pendant qu’un matin, cette âme s’adressait ainsi à la jeune fille, on entendit sonner la clochette de l’élévation à un autel voisin ; aussitôt elle y accourut et s’agenouilla dans la plus fervente adoration. Une véritable amitié s’était établie entre l’âme et la jeune fille, à la suite de ces apparitions si fréquentes. La jeune fille l’invita à venir avec elle, à la messe, le 3 décembre. L’âme n’y manqua pas, et elle se tint à ses côtés, surtout pour la communion, que son amie fit pour elle. Après l’avoir remerciée, elle lui annonça que cinq jours après, en la fête de l’immaculée Conception, elle viendrait la voir, avant de monter au ciel. Ce jour-là, elle apparut si brillante que la jeune fille ne pouvait la regarder. Elle assista à la messe avec sa jeune amie, et lui recommanda encore une grande dévotion à la très sainte Vierge. Enfin, le 10 décembre, elle vint encore à la messe, plus brillante que jamais, salua la jeune fille et fut emportée dans les airs, où un ange vint à sa rencontre, Cette histoire, aussi touchante qu’elle est véridique, justifie bien cette parole de S. Chrysostome : « Ne vivons donc pas sans amour pour Dieu, afin de n’être pas condamnés, après la mort, à être encore longtemps séparés de lui, comme il arriva à cette femme. »

Jeudi
Seigneur, Dieu tout-puissant,
je vous en conjure par la Chair et le Sang de votre divin Fils Jésus,
que lui-même, la veille de sa douloureuse Passion,
il a donnés en nourriture et en breuvage à ses Apôtres,
et qu’il a laissés à son Église tout entière comme un sacrifice perpétuel
et l’aliment vivifiant de ses fidèles,
délivrez les âmes du purgatoire, et, tout particulièrement,
celle qui a le plus de dévotion à ce mystère,
afin qu’avec votre divin Fils et l’Esprit-Saint
elle vous loue éternellement dans votre gloire Ainsi soit-il.

V/. Donnez-leur, Seigneur, le repos éternel.
R/. Et que la lumière sans fin brille sur eux.
V/. Qu’ils reposent en paix.
R/. Amen.

Divers

Mois des âmes du purgatoire : 21ème jour

Tiré du livre d’or des âmes du Purgatoire, par M.-J.-S. Benoît de J., prêtre (Montréal, 1925)
« Ce volume, contient (…) cent cinquante récits de merveilleuses apparitions des âmes du purgatoire. Tous ces traits extraordinaires ont été tirés des écrits de maîtres très renommés de la vie spirituelle. »

Cinquante-quatrième apparition: Le secours qu’apportent les âmes du purgatoire

Plus le service qu’on rend est grand, plus on mérite de gratitude. Donc, les pauvres âmes, qu’on aura soulagées, au purgatoire comme au ciel, nous seront très reconnaissantes et nous assisteront même dans les choses d’ici-bas. A Paris, en 1827, une pauvre servante avait la sainte pratique de faire dire une messe par mois, pour les âmes du purgatoire, et d’y assister. Dieu l’éprouva bientôt par une longue maladie, qui la fit cruellement souffrir, lui fit perdre sa place et lui fit dépenser à peu près tout ce qu’elle avait gagné. Le jour où elle put enfin sortir, il ne lui restait que juste le prix d’une messe. En se cherchant de l’emploi, elle passa devant l’église de Saint-Eustache. Elle y entra, y pria beaucoup et avec ferveur. Voyant un prêtre à l’autel, elle se rappela, qu’à ce mois, elle n’avait pas fait dire sa messe ordinaire, pour les défunts. Mais que faire ? Elle n’avait plus que vingt sous pour payer son dîner. Ce fut en elle un combat entre sa dévotion et la faim. La dévotion l’emporta. « Après tout, se dit-elle, le bon Dieu voit que c’est pour lui et il ne m’abandonnera pas. » Elle va payer sa messe et y assiste avec sa piété accoutumée. Ensuite, elle continua son chemin, pleine d’inquiétude. Elle était dans ce trouble, lorsqu’un jeune homme pâle, d’un maintien distingué, s’approche d’elle et lui dit : « Vous cherchez une place ? – Oui, monsieur, répondit-elle. – Eh! bien, allez à telle rue, tel numéro ; je crois que vous trouverez là de l’emploi et que vous y serez bien. » Et il disparut sans entendre les remerciements que la pauvre fille lui adressait. En arrivant à la maison indiquée, elle vit une servante qui en sortait, en murmurant des paroles de plaintes et de colère. La nouvelle venue lui demanda si la maîtresse de la maison y était. « Peut-être que oui, peut-être que non, répond l’autre. Que m’importe ? je n’ai plus à m’en mêler. Adieu », et elle s’en va. La pauvre fille sonne en tremblant et une voix douce lui dit d’entrer. Elle se trouve en face d’une dame âgée, d’un aspect vénérable, qui l’encourage à exposer sa demande. « Madame, j’ai appris, ce matin, que vous aviez besoin d’une servante, et je viens m’offrir à vous ; on m’a assuré que vous m’accueilleriez avec bonté. – Mais, ma chère enfant, dit la dame, ce que vous me dites-là est fort extraordinaire ; car ce matin je n’avais besoin de personne ; depuis une demi-heure seulement, j’ai chassé une insolente domestique, et il n’est pas une âme au monde, hors elle et moi, qui le sache encore. Qui donc vous envoie ? – C’est, répondit-elle, un monsieur, un jeune monsieur, que j’ai rencontré dans la rue. » La vieille dame ne pouvait comprendre quel pouvait être ce jeune homme, lorsque la servante, levant les yeux sur le mur, aperçut un portrait. « Tenez, madame, dit-elle, ne cherchez pas plus longtemps : voilà exactement la figure du jeune homme qui m’a parlé ; c’est de sa part que je viens vous voir. » A ces mots, la dame pousse un grand cri et semble prête à perdre connaissance. Elle se fait redire toute cette histoire ; celle de la dévotion aux âmes du purgatoire, de la messe du matin, de la rencontre du jeune homme ; puis, se jetant au cou de la pauvre fille, elle l’embrassa avec tendresse et lui dit : « Vous ne serez pas ma servante ; vous êtes, dès ce moment, ma fille ; c’est mon fils, mon fils unique que vous avez vu ; mon fils, mort depuis deux ans, que vous avez délivré du purgatoire, je n’en puis douter. Soyez donc bénie et prions ensemble pour tous ceux qui souffrent avant d’entrer dans la bienheureuse éternité. » Imitons-les, et prions sans cesse pour les pauvres âmes du purgatoire, nous en serons récompensés comme cette pauvre fille.

Mardi
Seigneur, Dieu tout-puissant,
je vous en conjure par le Sang précieux
que votre Fils Jésus a versé dans le couronnement d’épines,
délivrez les âmes du purgatoire
et, en particulier, celle qui devrait, la dernière, sortir de ces souffrances,
afin qu’elle ne doive point attendre si longtemps
pour vous louer et vous bénir dans votre gloire pour l’éternité. Ainsi soit-il.

V/. Donnez-leur, Seigneur, le repos éternel.
R/. Et que la lumière sans fin brille sur eux.
V/. Qu’ils reposent en paix.
R/. Amen.

Divers

Mois des âmes du purgatoire : 20ème jour

Tiré du livre d’or des âmes du Purgatoire, par M.-J.-S. Benoît de J., prêtre (Montréal, 1925)
« Ce volume, contient (…) cent cinquante récits de merveilleuses apparitions des âmes du purgatoire. Tous ces traits extraordinaires ont été tirés des écrits de maîtres très renommés de la vie spirituelle. »

Cinquante-troisième apparition: Ne pas manquer aux âmes du Purgatoire

C’était, dans le monastère de Sainte-Catherine, une pieuse coutume de réciter les vêpres des morts avant de se coucher. Les religieuses voulaient ainsi procurer du repos aux pauvres âmes avant de prendre le leur. Un soir, que des occupations urgentes avaient empêché la récitation de ces vêpres, le Seigneur envoya une troupe d’anges dans leur chapelle, pour les réciter à leur place. La Sœur Paule, étant en prière dans sa chambre, entendit cet admirable chant : étonnée, elle ouvre sa porte et aperçoit la troupe angélique, en nombre égal à celui des religieuses, pour montrer qu’elle était là pour les remplacer. Par ce prodige, Paule comprit encore mieux le prix de la dévotion aux âmes du purgatoire, et redoubla de zèle pour la pratiquer. Imitons-la et nous serons admirablement récompensés ici-bas et surtout au ciel.

Lundi
Seigneur, Dieu tout-puissant,
je vous en conjure par le Sang précieux
que votre Fils Jésus a versé dans sa cruelle flagellation,
délivrez les âmes du purgatoire
et, en particulier, celle qui est le plus près d’entrer dans votre gloire
afin qu’elle commence bientôt à vous louer
et à vous bénir dans l’éternité. Ainsi soit-il.

V/. Donnez-leur, Seigneur, le repos éternel.
R/. Et que la lumière sans fin brille sur eux.
V/. Qu’ils reposent en paix.
R/. Amen.

Divers

CORRECTION : Mois des âmes du purgatoire : 19ème jour

Tiré du livre d’or des âmes du Purgatoire, par M.-J.-S. Benoît de J., prêtre (Montréal, 1925)
« Ce volume, contient (…) cent cinquante récits de merveilleuses apparitions des âmes du purgatoire. Tous ces traits extraordinaires ont été tirés des écrits de maîtres très renommés de la vie spirituelle. »


Vingt-huitième apparition: La pureté
Sainte Gertrude, voulant faire comprendre à ses religieuses l’extrême pureté qu’il faut avoir pour monter au ciel, leur fit connaître deux visions qu’elle avait eues. Il était mort, dans son couvent, une jeune sœur très pieuse. Elle recommandait souvent cette âme à Dieu. Un jour, elle l’aperçut devant le trône de Dieu, environnée de lumière. Cependant, il y avait, sur son front une certaine honte ; elle semblait chercher à se cacher des regards du Tout-Puissant. Sainte Gertrude dit au bon Dieu : “ Pourquoi, ô Seigneur, n’invitez-vous pas à s’approcher de vous cette âme, qui vous a si bien servi ? Pourquoi la laissez-vous seule, triste et craintive ? ” Le Seigneur fit signe à l’âme de s’approcher, avec un sourire de tendresse. Mais elle, plus troublée encore, hésitait et tremblait ; enfin, après une profonde inclination, elle se retira. L’étonnement de Gertrude était à son comble. Elle dit à l’âme : “ Comment, ma sœur, vous vous éloignez du Seigneur, qui vous appelle? Vous vous séparez de lui après avoir désiré toute votre vie de le posséder ! ” L’âme lui répondit qu’elle n’était pas encore digne de voir Dieu, parce qu’il lui restait encore des taches de péché. “ Quand même la porte du ciel me serait ouverte, dit-elle, je n’oserais pas y entrer avant d’être parfaitement pure. – Mais, demanda Gertrude, comment pouvez-vous être entourée de tant de gloire, si vous n’êtes pas tout à fait pure ? – Cette gloire n’est rien, répondit-elle, comparée à celle que l’on a au paradis, en voyant Dieu; mais, pour l’avoir, il ne faut pas la moindre tache.”

Dimanche
Seigneur, Dieu tout-puissant,
je vous en conjure par le Sang précieux
que votre Fils Jésus a versé au Jardin des Oliviers,
délivrez les âmes du purgatoire
et, en particulier, les plus délaissées de toutes ;
introduisez-les dans votre gloire
pour vous louer et vous bénir dans l’éternité. Ainsi soit-il.

V/. Donnez-leur, Seigneur, le repos éternel.
R/. Et que la lumière sans fin brille sur eux.
V/. Qu’ils reposent en paix.
R/. Amen.