Divers

Mois des âmes du purgatoire : 24ème jour

Tiré du livre d’or des âmes du Purgatoire, par M.-J.-S. Benoît de J., prêtre (Montréal, 1925)
« Ce volume, contient (…) cent cinquante récits de merveilleuses apparitions des âmes du purgatoire. Tous ces traits extraordinaires ont été tirés des écrits de maîtres très renommés de la vie spirituelle. »

Soixantième-cinquième et soixante-sixième apparitions : Quelle cloche pour nous avertir ?

Le P. Ferdinand de Castille rapporte deux prodiges opérés par le Seigneur dans le couvent de S.-Dominique, à Zamora, ville du royaume de Léon, en Espagne. Il arrivait que la cloche du couvent sonnait d’elle-même, et l’expérience fit connaître que c’était l’avertissement de la mort prochaine de quelqu’un des religieux. Aussi, quand on entendait ce son lugubre, chacun se préparait au redoutable passage, par la réception des sacrements, par des prières et des pénitences. L’inquiétude générale ne cessait que lorsqu’un des religieux était frappé et quittait la terre. Cette cloche était comme la voix dont il est parlé dans Isaïe : « Mets ordre à tes affaires,car tu vas mourir ». Voici le second trait : Il y avait, dans ce couvent, un religieux très vertueux, uni d’amitié avec un P. Franciscain, non moins saint. Un jour, s’entretenant de cette cloche merveilleuse, ils s’engagèrent à se visiter après la mort; c’est-à-dire, que celui qui quitterait ce monde le premier apparaîtrait au survivant, afin que s’il gémissait dans le purgatoire, il pût être soulagé par les prières de son ami. Ce fut le P. Franciscain qui mourut le premier. Peu après sa mort il apparut au Dominicain. Après l’avoir salué affectueusement, il lui apprit qu’il lui restait beaucoup à souffrir, pour des choses légères, qu’il n’avait pas expiées. Pour exciter son ami à travailler à sa délivrance, il lui fit voir les flammes cruelles dont il était dévoré. « Rien sur la terre, lui dit-il, ne peut vous donner une idée de l’ardeur de ce feu. En voulez-vous une preuve ? » Il posa sa main sur une table et elle s’y enfonça profondément. Cette table se conserve encore à Zamora, comme un perpétuel monument de ce miracle. Quel ne fut pas l’étonnement du Dominicain, et avec quelle ardeur ne s’efforça-t-il pas de délivrer son ami ! Ces deux merveilles excitèrent beaucoup les Dominicains à se préparer à la mort et à soulager les âmes du purgatoire. Encore une fois, si les saints sont si cruellement traités, après la mort, que n’ont point à craindre les chrétiens ordinaires, qui multiplient les péchés les plus graves et ne les expient presque pas ! Et comme nous n’avons pas de cloche merveilleuse pour nous avertir du moment de notre mort, soyons toujours prêts à mourir.

Vendredi
Seigneur, Dieu tout-puissant,
je vous en conjure par le Sang précieux
que votre divin Fils Jésus a, en ce jour, sur l’arbre de la croix, versé de ses mains et de ses pieds,
délivrez les âmes du purgatoire
et, en particulier, celle pour laquelle je suis tenu de prier davantage,
afin que ce ne soit point par ma faute qu’elle n’entre pas aussitôt
dans votre gloire pour vous louer et vous bénir éternellement. Ainsi soit-il.

V/. Donnez-leur, Seigneur, le repos éternel.
R/. Et que la lumière sans fin brille sur eux.
V/. Qu’ils reposent en paix.
R/. Amen.

Divers

Mois des âmes du purgatoire : 23ème jour

Tiré du livre d’or des âmes du Purgatoire, par M.-J.-S. Benoît de J., prêtre (Montréal, 1925)
« Ce volume, contient (…) cent cinquante récits de merveilleuses apparitions des âmes du purgatoire. Tous ces traits extraordinaires ont été tirés des écrits de maîtres très renommés de la vie spirituelle. »

Soixantième apparition : Aimer Dieu

De célèbres docteurs de l’Église croient que certaines âmes du purgatoire n’ont d’autre châtiment que la privation de la vue de Dieu. Sainte Brigitte dit, en effet, qu’il y a un purgatoire dans lequel languissent les âmes de ceux qui n’ont pas assez aimé Dieu. C’est certainement le pire. Là, elles se sentent invinciblement portées vers ce bien suprême ; mais elles demeurent enchaînées loin de lui. Plusieurs âmes ont fait connaître, dans des apparitions merveilleuses, combien ce supplice est terrible, bien plus terrible que celui du feu. Voici l’un de ces prodiges, arrivé dans le duché de Luxembourg, examiné et déclaré authentique par le vicaire général de l’archevêque de Trêves. Le jour de la Toussaint, une fille pieuse vit tout à coup paraître devant elle l’âme d’une dame morte peu auparavant, qui lui déclara que son plus grand purgatoire était d’être privée de la vue de Dieu. Elle était vêtue de blanc, le rosaire à la main, en signe de la grande dévotion qu’elle avait toujours eue envers la Reine du ciel. Elle se fit voir ainsi plusieurs autres fois, particulièrement dans l’église, où elle se mettait à genoux près de la jeune fille, priait avec elle, l’accompagnait à la sainte table. Elle assistait à la messe et, au moment de l’élévation, son visage brillait tant, que cette fille n’avait jamais rien vu de si beau. Elle paraissait surtout à l’église parce que, ne pouvant voir Dieu face à face, là, au moins, elle pouvait contempler la divine Eucharistie, et, de plus, mieux solliciter les prières de la jeune chrétienne. Celle-ci, en effet, ne cessait de prier pour elle. Souvent, elle faisait, aussi pour elle, célébrer des messes, à l’autel de la très sainte Vierge. Un jour que cette fille était dans l’église de Notre-Dame, elle baisa les pieds de la statue, en faveur de l’âme qui lui apparaissait. En se retournant, elle vit cette âme venir à elle, pour la remercier. Elle lui dit alors que, de son vivant, elle avait fait vœu de faire dire trois messes à l’autel de la Mère de Dieu, et qu’elle ne l’avait pas accompli. Elle la supplia de faire acquitter, en son nom, cette dette sacrée, qui ajoutait à ses tourments. La jeune fille les fit célébrer sans retard. A la fin de la troisième messe, elle vit cette pauvre âme accourir à elle toute joyeuse, toute glorieuse, parce que son expiation venait d’être fort abrégée. A cette vue, la jeune fille se jeta à genoux, et, les bras en croix, se mit à réciter cinq Pater et Ave, en faveur de la défunte, qui lui soutenait les bras. Cette âme témoignait sa reconnaissance à sa bienfaitrice, surtout en lui donnant de bons conseils. Elle lui recommanda d’accomplir fidèlement les vœux qu’elle pourrait faire, parce que Dieu exige l’accomplissement fidèle de toutes les promesses qui lui sont faites. Elle lui dit de se bien garder de tout mensonge, si léger fût-il, parce que le Juge éternel ne le pouvait souffrir. Elle l’exhorta aussi à une grande dévotion envers la Mère de Dieu. « Ayez soin, lui dit-elle, toutes les fois que vous voyez son image, de répéter ces trois invocations : Mère admirable, Consolatrice des affligés, Reine de tous les saints ! Plus vous aimerez et servirez cette auguste Mère, plus vous la trouverez dévouée au terrible jugement, qui fixe notre sort éternel. » Elle lui conseillait encore d’employer toutes ses bonnes œuvres au soulagement des âmes du purgatoire, afin d’adoucir leurs terribles maux. Or, pendant qu’un matin, cette âme s’adressait ainsi à la jeune fille, on entendit sonner la clochette de l’élévation à un autel voisin ; aussitôt elle y accourut et s’agenouilla dans la plus fervente adoration. Une véritable amitié s’était établie entre l’âme et la jeune fille, à la suite de ces apparitions si fréquentes. La jeune fille l’invita à venir avec elle, à la messe, le 3 décembre. L’âme n’y manqua pas, et elle se tint à ses côtés, surtout pour la communion, que son amie fit pour elle. Après l’avoir remerciée, elle lui annonça que cinq jours après, en la fête de l’immaculée Conception, elle viendrait la voir, avant de monter au ciel. Ce jour-là, elle apparut si brillante que la jeune fille ne pouvait la regarder. Elle assista à la messe avec sa jeune amie, et lui recommanda encore une grande dévotion à la très sainte Vierge. Enfin, le 10 décembre, elle vint encore à la messe, plus brillante que jamais, salua la jeune fille et fut emportée dans les airs, où un ange vint à sa rencontre, Cette histoire, aussi touchante qu’elle est véridique, justifie bien cette parole de S. Chrysostome : « Ne vivons donc pas sans amour pour Dieu, afin de n’être pas condamnés, après la mort, à être encore longtemps séparés de lui, comme il arriva à cette femme. »

Jeudi
Seigneur, Dieu tout-puissant,
je vous en conjure par la Chair et le Sang de votre divin Fils Jésus,
que lui-même, la veille de sa douloureuse Passion,
il a donnés en nourriture et en breuvage à ses Apôtres,
et qu’il a laissés à son Église tout entière comme un sacrifice perpétuel
et l’aliment vivifiant de ses fidèles,
délivrez les âmes du purgatoire, et, tout particulièrement,
celle qui a le plus de dévotion à ce mystère,
afin qu’avec votre divin Fils et l’Esprit-Saint
elle vous loue éternellement dans votre gloire Ainsi soit-il.

V/. Donnez-leur, Seigneur, le repos éternel.
R/. Et que la lumière sans fin brille sur eux.
V/. Qu’ils reposent en paix.
R/. Amen.

Divers

Mois des âmes du purgatoire : 21ème jour

Tiré du livre d’or des âmes du Purgatoire, par M.-J.-S. Benoît de J., prêtre (Montréal, 1925)
« Ce volume, contient (…) cent cinquante récits de merveilleuses apparitions des âmes du purgatoire. Tous ces traits extraordinaires ont été tirés des écrits de maîtres très renommés de la vie spirituelle. »

Cinquante-quatrième apparition: Le secours qu’apportent les âmes du purgatoire

Plus le service qu’on rend est grand, plus on mérite de gratitude. Donc, les pauvres âmes, qu’on aura soulagées, au purgatoire comme au ciel, nous seront très reconnaissantes et nous assisteront même dans les choses d’ici-bas. A Paris, en 1827, une pauvre servante avait la sainte pratique de faire dire une messe par mois, pour les âmes du purgatoire, et d’y assister. Dieu l’éprouva bientôt par une longue maladie, qui la fit cruellement souffrir, lui fit perdre sa place et lui fit dépenser à peu près tout ce qu’elle avait gagné. Le jour où elle put enfin sortir, il ne lui restait que juste le prix d’une messe. En se cherchant de l’emploi, elle passa devant l’église de Saint-Eustache. Elle y entra, y pria beaucoup et avec ferveur. Voyant un prêtre à l’autel, elle se rappela, qu’à ce mois, elle n’avait pas fait dire sa messe ordinaire, pour les défunts. Mais que faire ? Elle n’avait plus que vingt sous pour payer son dîner. Ce fut en elle un combat entre sa dévotion et la faim. La dévotion l’emporta. « Après tout, se dit-elle, le bon Dieu voit que c’est pour lui et il ne m’abandonnera pas. » Elle va payer sa messe et y assiste avec sa piété accoutumée. Ensuite, elle continua son chemin, pleine d’inquiétude. Elle était dans ce trouble, lorsqu’un jeune homme pâle, d’un maintien distingué, s’approche d’elle et lui dit : « Vous cherchez une place ? – Oui, monsieur, répondit-elle. – Eh! bien, allez à telle rue, tel numéro ; je crois que vous trouverez là de l’emploi et que vous y serez bien. » Et il disparut sans entendre les remerciements que la pauvre fille lui adressait. En arrivant à la maison indiquée, elle vit une servante qui en sortait, en murmurant des paroles de plaintes et de colère. La nouvelle venue lui demanda si la maîtresse de la maison y était. « Peut-être que oui, peut-être que non, répond l’autre. Que m’importe ? je n’ai plus à m’en mêler. Adieu », et elle s’en va. La pauvre fille sonne en tremblant et une voix douce lui dit d’entrer. Elle se trouve en face d’une dame âgée, d’un aspect vénérable, qui l’encourage à exposer sa demande. « Madame, j’ai appris, ce matin, que vous aviez besoin d’une servante, et je viens m’offrir à vous ; on m’a assuré que vous m’accueilleriez avec bonté. – Mais, ma chère enfant, dit la dame, ce que vous me dites-là est fort extraordinaire ; car ce matin je n’avais besoin de personne ; depuis une demi-heure seulement, j’ai chassé une insolente domestique, et il n’est pas une âme au monde, hors elle et moi, qui le sache encore. Qui donc vous envoie ? – C’est, répondit-elle, un monsieur, un jeune monsieur, que j’ai rencontré dans la rue. » La vieille dame ne pouvait comprendre quel pouvait être ce jeune homme, lorsque la servante, levant les yeux sur le mur, aperçut un portrait. « Tenez, madame, dit-elle, ne cherchez pas plus longtemps : voilà exactement la figure du jeune homme qui m’a parlé ; c’est de sa part que je viens vous voir. » A ces mots, la dame pousse un grand cri et semble prête à perdre connaissance. Elle se fait redire toute cette histoire ; celle de la dévotion aux âmes du purgatoire, de la messe du matin, de la rencontre du jeune homme ; puis, se jetant au cou de la pauvre fille, elle l’embrassa avec tendresse et lui dit : « Vous ne serez pas ma servante ; vous êtes, dès ce moment, ma fille ; c’est mon fils, mon fils unique que vous avez vu ; mon fils, mort depuis deux ans, que vous avez délivré du purgatoire, je n’en puis douter. Soyez donc bénie et prions ensemble pour tous ceux qui souffrent avant d’entrer dans la bienheureuse éternité. » Imitons-les, et prions sans cesse pour les pauvres âmes du purgatoire, nous en serons récompensés comme cette pauvre fille.

Mardi
Seigneur, Dieu tout-puissant,
je vous en conjure par le Sang précieux
que votre Fils Jésus a versé dans le couronnement d’épines,
délivrez les âmes du purgatoire
et, en particulier, celle qui devrait, la dernière, sortir de ces souffrances,
afin qu’elle ne doive point attendre si longtemps
pour vous louer et vous bénir dans votre gloire pour l’éternité. Ainsi soit-il.

V/. Donnez-leur, Seigneur, le repos éternel.
R/. Et que la lumière sans fin brille sur eux.
V/. Qu’ils reposent en paix.
R/. Amen.

Divers

Mois des âmes du purgatoire : 20ème jour

Tiré du livre d’or des âmes du Purgatoire, par M.-J.-S. Benoît de J., prêtre (Montréal, 1925)
« Ce volume, contient (…) cent cinquante récits de merveilleuses apparitions des âmes du purgatoire. Tous ces traits extraordinaires ont été tirés des écrits de maîtres très renommés de la vie spirituelle. »

Cinquante-troisième apparition: Ne pas manquer aux âmes du Purgatoire

C’était, dans le monastère de Sainte-Catherine, une pieuse coutume de réciter les vêpres des morts avant de se coucher. Les religieuses voulaient ainsi procurer du repos aux pauvres âmes avant de prendre le leur. Un soir, que des occupations urgentes avaient empêché la récitation de ces vêpres, le Seigneur envoya une troupe d’anges dans leur chapelle, pour les réciter à leur place. La Sœur Paule, étant en prière dans sa chambre, entendit cet admirable chant : étonnée, elle ouvre sa porte et aperçoit la troupe angélique, en nombre égal à celui des religieuses, pour montrer qu’elle était là pour les remplacer. Par ce prodige, Paule comprit encore mieux le prix de la dévotion aux âmes du purgatoire, et redoubla de zèle pour la pratiquer. Imitons-la et nous serons admirablement récompensés ici-bas et surtout au ciel.

Lundi
Seigneur, Dieu tout-puissant,
je vous en conjure par le Sang précieux
que votre Fils Jésus a versé dans sa cruelle flagellation,
délivrez les âmes du purgatoire
et, en particulier, celle qui est le plus près d’entrer dans votre gloire
afin qu’elle commence bientôt à vous louer
et à vous bénir dans l’éternité. Ainsi soit-il.

V/. Donnez-leur, Seigneur, le repos éternel.
R/. Et que la lumière sans fin brille sur eux.
V/. Qu’ils reposent en paix.
R/. Amen.

Divers

CORRECTION : Mois des âmes du purgatoire : 19ème jour

Tiré du livre d’or des âmes du Purgatoire, par M.-J.-S. Benoît de J., prêtre (Montréal, 1925)
« Ce volume, contient (…) cent cinquante récits de merveilleuses apparitions des âmes du purgatoire. Tous ces traits extraordinaires ont été tirés des écrits de maîtres très renommés de la vie spirituelle. »


Vingt-huitième apparition: La pureté
Sainte Gertrude, voulant faire comprendre à ses religieuses l’extrême pureté qu’il faut avoir pour monter au ciel, leur fit connaître deux visions qu’elle avait eues. Il était mort, dans son couvent, une jeune sœur très pieuse. Elle recommandait souvent cette âme à Dieu. Un jour, elle l’aperçut devant le trône de Dieu, environnée de lumière. Cependant, il y avait, sur son front une certaine honte ; elle semblait chercher à se cacher des regards du Tout-Puissant. Sainte Gertrude dit au bon Dieu : “ Pourquoi, ô Seigneur, n’invitez-vous pas à s’approcher de vous cette âme, qui vous a si bien servi ? Pourquoi la laissez-vous seule, triste et craintive ? ” Le Seigneur fit signe à l’âme de s’approcher, avec un sourire de tendresse. Mais elle, plus troublée encore, hésitait et tremblait ; enfin, après une profonde inclination, elle se retira. L’étonnement de Gertrude était à son comble. Elle dit à l’âme : “ Comment, ma sœur, vous vous éloignez du Seigneur, qui vous appelle? Vous vous séparez de lui après avoir désiré toute votre vie de le posséder ! ” L’âme lui répondit qu’elle n’était pas encore digne de voir Dieu, parce qu’il lui restait encore des taches de péché. “ Quand même la porte du ciel me serait ouverte, dit-elle, je n’oserais pas y entrer avant d’être parfaitement pure. – Mais, demanda Gertrude, comment pouvez-vous être entourée de tant de gloire, si vous n’êtes pas tout à fait pure ? – Cette gloire n’est rien, répondit-elle, comparée à celle que l’on a au paradis, en voyant Dieu; mais, pour l’avoir, il ne faut pas la moindre tache.”

Dimanche
Seigneur, Dieu tout-puissant,
je vous en conjure par le Sang précieux
que votre Fils Jésus a versé au Jardin des Oliviers,
délivrez les âmes du purgatoire
et, en particulier, les plus délaissées de toutes ;
introduisez-les dans votre gloire
pour vous louer et vous bénir dans l’éternité. Ainsi soit-il.

V/. Donnez-leur, Seigneur, le repos éternel.
R/. Et que la lumière sans fin brille sur eux.
V/. Qu’ils reposent en paix.
R/. Amen.

Divers

Mois des âmes du purgatoire : 19ème jour

Tiré du livre d’or des âmes du Purgatoire, par M.-J.-S. Benoît de J., prêtre (Montréal, 1925)
« Ce volume, contient (…) cent cinquante récits de merveilleuses apparitions des âmes du purgatoire. Tous ces traits extraordinaires ont été tirés des écrits de maîtres très renommés de la vie spirituelle. »


Vingt-huitième apparition: La communion

La sainte communion procure à Dieu une très grande gloire et secourt admirablement les âmes du purgatoire. Le vénérable Louis de Blois rapporte dans un de ses livres, qu’un dévot serviteur de Dieu fut visité par une âme du purgatoire, qui lui fit voir tout ce qu’elle souffrait. Elle était punie pour avoir reçu la sainte communion avec tiédeur. En punition, Dieu lui avait ménagé le supplice d’un feu dévorant, qui la consumait. « Je vous conjure donc, dit-elle, vous qui avez été mon ami, de communier pour moi avec toute la ferveur dont vous êtes capable ; j’espère que cela suffira pour ma délivrance. » Celui-ci s’empressa de le faire. L’âme lui apparut de nouveau, brillante d’un incomparable éclat, heureuse et pleine de reconnaissance. « Enfin, lui dit-elle, grâce à vous, je vois donc face à face mon adorable Maître », et elle s’envola au ciel. Saint Bonaventure dit que la charité devrait nous porter à communier pour les défunts, parce qu’il n’y a rien de plus efficace pour leur repos éternel. Prions donc sans cesse pour eux et ils nous rendront au centuple le bien que nous leur aurons fait.

Dimanche
Seigneur, Dieu tout-puissant,
je vous en conjure par le Sang précieux
que votre Fils Jésus a versé au Jardin des Oliviers,
délivrez les âmes du purgatoire
et, en particulier, les plus délaissées de toutes ;
introduisez-les dans votre gloire
pour vous louer et vous bénir dans l’éternité. Ainsi soit-il.

V/. Donnez-leur, Seigneur, le repos éternel.
R/. Et que la lumière sans fin brille sur eux.
V/. Qu’ils reposent en paix.
R/. Amen.

Divers

Dimanche 19 novembre : Solennité de saint Aignan

Dimanche 19 novembre : Solennité de saint Aignan
patron du diocèse et de la ville d’Orléans
– Orléans : 10h00
– Saint-Martin d’Abbat : 11h00
– Conflans-sur-Loing : 17h30

Textes de la Messe : Messe propre

Messes de cette semaine (Notre-Dame de Recouvrance)
– lundi : 19h00
– Mardi : 19h00
– Mercredi : 8h30
– Jeudi : 19h00
– Vendredi : 19h00
– Samedi : 8h00

Dimanche 26 novembre : Dernier dimanche après la Pentecôte
– Orléans : 10h00
– Saint-Martin d’Abbat : 8h15
– Conflans-sur-Loing : 17h30

Dimanche 3 décembre : Premier dimanche de l’Avent
– Orléans : 10h00
– Saint-Martin d’Abbat : 8h15
– Conflans-sur-Loing : 10h30

Dimanche 10 décembre : Deuxième dimanche de l’Avent
– Orléans : 10h00
– Saint-Martin d’Abbat : 8h15
– Conflans-sur-Loing : 17h30

Dimanche 17 décembre : Troisième dimanche de l’Avent
– Orléans : 10h00
– Saint-Martin d’Abbat : 11h00
– Conflans-sur-Loing : 17h30

Dimanche 24 décembre : Quatrième dimanche de l’Avent
– Orléans : 10h00
– Saint-Martin d’Abbat : 8h15
– Conflans-sur-Loing : 10h30

Divers

Mois des âmes du purgatoire : 18ème jour

Tiré du livre d’or des âmes du Purgatoire, par M.-J.-S. Benoît de J., prêtre (Montréal, 1925)
« Ce volume, contient (…) cent cinquante récits de merveilleuses apparitions des âmes du purgatoire. Tous ces traits extraordinaires ont été tirés des écrits de maîtres très renommés de la vie spirituelle. »

Quarante-cinquième apparition: La consolation apportée par les prières

Sainte Brigitte vit, ouvert devant elle, le purgatoire, où les âmes sont purifiées par le feu, avant leur entrée au ciel. Elle y entendit un ange qui criait : « Bienheureux ceux qui aident les âmes du purgatoire par leurs prières et leurs bonnes œuvres ; car la justice de Dieu exige que ces âmes soient purifiées par les tourments du feu ou délivrées par les bonnes œuvres de leurs amis » Alors la sainte entendit, de l’abîme du lieu des souffrances, une multitude de voix suppliantes : « Ô Seigneur, n’ayez point égard à nos innombrables fautes ; mais aux mérites infinis de votre passion. Inspirez un vrai sentiment de charité au cœur des prélats, des prêtres et des religieux, afin que, par leurs prières, leurs messes, leurs aumônes, leurs indulgences, ils nous secourent dans notre triste situation. Ils peuvent, s’ils le veulent, adoucir et abréger nos horribles tourments, et faire que nous soyons plus tôt près de vous. Grâces et mille fois grâces à ceux qui nous soulagent dans nos malheurs ! » Puis une sorte de lumière brillante d’un côté, et nuageuse de l’autre, descendit d’en haut et pénétra dans le purgatoire, pour faire comprendre que leur soulagement venait des prières ; mais qu’il n’était pas encore parfait. Et de nouvelles voix disaient : « Ô Seigneur Dieu, rendez au centuple le bien que nous font ceux qui prient pour notre délivrance et contribuent à nous introduire dans votre céleste et douce lumière ! » Donc une très grande récompense est assurée à ceux qui prient pour les morts. Les âmes envoyées au ciel par eux, n’oublieront jamais un pareil service et le rendront cent pour un. Plaise à Dieu que tous ceux qui liront le récit de ces apparitions soient remplis de dévotion pour les défunts comme sainte Brigitte. Combien nous avons besoin d’avoir des amis et protecteurs dans l’autre monde, nous que tant de fautes exposent aux rigueurs de la colère divine !

Samedi
Seigneur, Dieu tout-puissant,
je vous en conjure par le Sang précieux
que, sous les yeux et à la très grande douleur de sa Mère,
votre divin Fils Jésus a versé de son Cœur,
délivrez les âmes du purgatoire
et, particulièrement, celle qui avait le plus de dévotion à Notre-Dame,
afin qu’elle commence bientôt, dans votre gloire,
à vous louer et à vous bénir en ell
et elle en vous pour l’éternité Ainsi soit-il.

V/. Donnez-leur, Seigneur, le repos éternel.
R/. Et que la lumière sans fin brille sur eux.
V/. Qu’ils reposent en paix.
R/. Amen.

Divers

Mois des âmes du purgatoire : 17ème jour

Tiré du livre d’or des âmes du Purgatoire, par M.-J.-S. Benoît de J., prêtre (Montréal, 1925)
« Ce volume, contient (…) cent cinquante récits de merveilleuses apparitions des âmes du purgatoire. Tous ces traits extraordinaires ont été tirés des écrits de maîtres très renommés de la vie spirituelle. »

Quarante-quatrième apparition : Le puissant secours des saints

S. Augustin, S. Thomas, etc., nous enseignent que les élus du ciel sont très puissants pour secourir les âmes du purgatoire. Ansault, évêque de Poitiers, revenait de Sicile. Une tempête jeta le vaisseau contre une petite île presque déserte. Là vivait un fidèle serviteur de Dieu, du nom de Jean, qui était en grande réputation de sainteté. L’évêque se rendit près de lui pour l’interroger sur les choses célestes, surtout sur la gloire qui nous attend au ciel. Après ces conversations, Jean s’informa du pays de l’évêque. Quand il eut appris qu’il était de France, il lui demanda s’il connaissait la vie édifiante du roi Dagobert. « Sans doute, répondit le prélat. – Ignorez-vous, dit-il, que ce prince est passé à une meilleure vie ? » Comme Ansault hésitait à le croire, le saint lui raconta une vision qu’il avait eue. Un matin, fatigué de ses longues prières de la nuit, il s’était endormi, et avait vu paraître un vénérable personnage en cheveux blancs qui, le secouant, lui dit : « Levez-vous tout de suite et mettez-vous en prière, afin d’implorer la divine miséricorde en faveur du roi Dagobert, dont l’âme est sortie aujourd’hui de son corps. » Le serviteur de Dieu avait à peine commencé à prier, qu’il aperçut, sur les flots de la mer Méditerranée, une troupe de démons qui semblaient emmener le roi dans une barque. Ils l’entraînaient avec fureur vers l’île Stromboli, d’où s’élèvent les flammes continuelles d’un volcan célèbre. En même temps, ils le frappaient avec une grande cruauté. L’infortuné roi appelait à grand cris à son secours, les martyrs saint Denis et saint Maurice, ainsi que saint Martin, auxquels il avait bâti des églises. Un moment après, voici que le ciel se couvre, le tonnerre gronde, d’horribles éclairs sillonnent l’air et frappent les démons au visage; puis, au milieu de la tempête, trois personnages, vêtus de blanc, brillants comme le soleil, se montrent à Dagobert et le regardent avec des marques de compassion. « Oh ! qui êtes-vous ? dit le roi. Venez-vous me délivrer ? » Ils lui répondent qu’ils sont Denis, Maurice et Martin; qu’ils accourent à son appel et qu’ils viennent le tirer de son péril pour le conduire au ciel. Aussitôt, ils lèvent contre les démons un bras menaçant, leur arrachent leur victime, les mettent en fuite ; après quoi ils l’embrassent et l’emportent avec eux au ciel. Il est donc très avantageux d’avoir de la dévotion aux saints et de recourir à eux avec confiance.

Vendredi
Seigneur, Dieu tout-puissant,
je vous en conjure par le Sang précieux
que votre divin Fils Jésus a, en ce jour, sur l’arbre de la croix, versé de ses mains et de ses pieds,
délivrez les âmes du purgatoire
et, en particulier, celle pour laquelle je suis tenu de prier davantage,
afin que ce ne soit point par ma faute qu’elle n’entre pas aussitôt
dans votre gloire pour vous louer et vous bénir éternellement. Ainsi soit-il.

V/. Donnez-leur, Seigneur, le repos éternel.
R/. Et que la lumière sans fin brille sur eux.
V/. Qu’ils reposent en paix.
R/. Amen.

Divers

Mois des âmes du purgatoire : 16ème jour

Tiré du livre d’or des âmes du Purgatoire, par M.-J.-S. Benoît de J., prêtre (Montréal, 1925)
« Ce volume, contient (…) cent cinquante récits de merveilleuses apparitions des âmes du purgatoire. Tous ces traits extraordinaires ont été tirés des écrits de maîtres très renommés de la vie spirituelle. »

Trente-sixième apparition: Les vœux en faveur des âmes du purgatoire

La Sainte-Écriture nous dit que ceux qui secourent les pauvres seront délivrés par Dieu, aux jours mauvais. L’Église, dans l’office des Morts, applique ces paroles à ceux qui soulagent les âmes du purgatoire. Voici un trait qui montre la reconnaissance des défunts envers ceux qui les aident. Guillaume Freyssen, fameux libraire de Pologne, écrivait cette lettre au père Jacques de Montfort, s. j. : « Je vous écris pour vous faire part de la double et miraculeuse guérison de mon fils et de ma femme. Je lisais votre livre, touchant le zèle envers les âmes du purgatoire, lorsqu’on vint me dire qu’une maladie grave réduisait mon fils à l’agonie. Les médecins en désespéraient et déjà, on faisait les préparatifs des funérailles. La pensée me vint que je pourrais peut-être le sauver, par un vœu en faveur des âmes du purgatoire. Dès le matin, je me rends à l’église et promets de distribuer gratuitement cent exemplaires de votre livre, qui apprend à soulager les défunts, si mon enfant guérit. Je rentrai à la maison et trouvai mon enfant en meilleur état ; il demandait déjà de la nourriture, bien que, depuis plusieurs jours, il ne pouvait pas même avaler une goutte d’eau. Le lendemain, il était parfaitement guéri. Pénétré de reconnaissance, je distribuai les cent volumes promis. Trois semaines après, ma femme fut surprise d’un tremblement de tous ses membres. Bientôt elle perdit la parole et on jugea qu’elle ne tarderait pas à mourir. Alors, je retournai à la même église et fis le vœu, cette fois, de distribuer deux cents exemplaires du même livre, afin de répandre, par lui, la dévotion aux âmes du purgatoire en plus de personnes. Après cet acte de piété, comme je retournais à la maison, je vis accourir au-devant de moi, mon domestique : il m’annonça que la malade était mieux, que le délire avait disparu et qu’elle parlait librement. Très peu de temps après, elle était si bien guérie, qu’elle vint remercier le bon Dieu avec moi, à l’église. Je distribuai aussitôt les livres que j’avais promis. Vous pouvez croire entièrement à ce récit, que je signe devant Dieu. Aidez-moi, je vous prie, à remercier le Seigneur de cette double et grande faveur. » Recourons donc à Dieu, dans nos nécessités, en promettant quelque chose d’utile aux âmes du purgatoire, et nous serons sans doute secourus efficacement par ces saintes âmes.

Jeudi
Seigneur, Dieu tout-puissant,
je vous en conjure par la Chair et le Sang de votre divin Fils Jésus,
que lui-même, la veille de sa douloureuse Passion,
il a donnés en nourriture et en breuvage à ses Apôtres,
et qu’il a laissés à son Église tout entière comme un sacrifice perpétuel
et l’aliment vivifiant de ses fidèles,
délivrez les âmes du purgatoire, et, tout particulièrement,
celle qui a le plus de dévotion à ce mystère,
afin qu’avec votre divin Fils et l’Esprit-Saint
elle vous loue éternellement dans votre gloire Ainsi soit-il.

V/. Donnez-leur, Seigneur, le repos éternel.
R/. Et que la lumière sans fin brille sur eux.
V/. Qu’ils reposent en paix.
R/. Amen.